SANTÉ MORTE | Espace Infirmier
 

Objectif Soins n° 194 du 01/03/2011

 

Revue de presse

Françoise Vlaemÿnck  

Les professionnels de santé se claquemurent dans leur cabinet de banlieue, et ceux qui se déplacent à domicile restent sur leurs gardes. À Pierrefite-sur-Seine comme à Stains, « les agressions violentes » envers médecins, infirmiers, kinésithérapeutes ou pharmaciens se succèdent depuis dix-huit mois « au risque de faire partir les soignants les uns après les autres, dans cette zone sensible où ils ne se bousculent plus. » Sur le terrain, soignants et population s’organisent pour dire “Halte à la violence”. En octobre 2010, une matinée “santé morte” a été organisée dans les deux villes, et 6 500 habitants ont aussi signé une pétition qui a été remise le 21 février au préfet de la Seine-Saint-Denis lors d’une réunion sur l’insécurité, au cours de laquelle « les représentants des médecins ont remis sur la table des propositions déjà discutées… en 2003 ». Pour un des médecins, « la solution est plus compliquée et générale que la sécurisation des cabinets ». Selon elle, il faut établir un vrai diagnostic du malaise social et psychologique ressenti par les jeunes.

Le Monde, mardi 22 février 2011