L’OCDE scanne notre santé | Espace Infirmier
 

Objectif Soins n° 241 du 01/12/2015

 

Actualités

Claire Pourprix  

Étude L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pointe les atouts et faiblesses du système de santé français.

Le Panorama de la santé 2015 édité par l’OCDE* présente les données comparables les plus récentes sur les principaux indicateurs de la santé et des systèmes de santé des pays membres de l’organisation.

Il met également en exergue les particularités des différents pays. En ce qui concerne la France, le rapport reconnaît ainsi que son système de santé « se compare toujours avantageusement à ceux de la plupart des autres pays de l’OCDE », mais il souligne la nécessité de poursuivre les efforts de réduction des facteurs de risque sur la santé, notamment la consommation d’alcool et de tabac, et la possibilité d’améliorer la prise en charge des maladies chroniques hors de l’hôpital, afin de réduire le recours aux urgences et à l’hospitalisation.

Lutte contre l’obésité

Le Panorama nous alerte aussi sur les risques encourus par l’augmentation régulière de l’obésité, qui touche doublement plus les personnes ayant un faible niveau d’éducation. Un adulte sur sept en France était obèse en 2012, contre un sur neuf en 2000. « Un vaste éventail de mesures doit être mis en place pour lutter contre l’obésité, joignant la promotion d’une alimentation plus saine et de l’activité physique, et ce, dès le plus jeune âge », préconise le texte.

Si la population française bénéficie d’un bon accès aux soins, une frange de la population estime avoir des besoins de santé non satisfaits. Le rapport mentionne l’impact de la Sécurité sociale et des assurances complémentaires sur les dépenses restant à la charge des Français, l’un des plus faibles des pays membres.

Autre enseignement, l’investissement dans la prévention reste trop faible : à un peu plus de 2 % des dépenses totales de santé, il reste inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE.

L’organisme émet quatre pistes pour perfectionner notre système de santé : améliorer la pertinence des actes (diagnostiques et chirurgicaux), réduire la durée de séjour à l’hôpital (10,1 jours en 2013 contre 8,1 jours en moyenne pour l’OCDE), développer la chirurgie ambulatoire qui reste inférieure à la moyenne malgré un rattrapage depuis 2000, et accroître la part des génériques, qui s’établit à 30 %, contre 48 % en moyenne dans les pays membres.

* À lire via le lien raccourci bit.ly/1Q6IpSG