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12/09/2018

Ide et médecins plus proches grâce au numérique ?

Le Syndicat national de l'industrie des technologies médicales (Snitem) a organisé, mardi 11 septembre à l’Institut Pasteur (Paris), sa sixième rencontre du progrès médical. Elle était centrée cette année sur le numérique, dont la place dans la santé va grandissant.

Alors que le manque de médecins se fera fortement sentir dans les dix prochaines années, ceux-ci pourront-ils bientôt être remplacés par le numérique ? La question a longuement été abordée lors de cette journée du Snitem, le 11 septembre à l'Institut Pasteur. Pour le Pr Guy Vallancien, ancien chef du département d’urologie à l’Institut Montsouris et membre de l’Académie de médecine, la révolution numérique en cours dans le monde de la santé est comparable à l’invention du stéthoscope.

Il estime qu'elle va considérablement modifier le rôle du médecin et, par conséquent, celui des paramédicaux. « Mon rôle de médecin va être moins dans la technique et plus dans l’accompagnement du malade, prédit-il. Dans les prochaines années, les médecins vont être moins nombreux, mieux formés et travailler davantage avec les infirmiers. Ils pourront transférer au moins 50 % de leurs activités à ces derniers qui les pratiqueront remarquablement bien. »

L'intelligence artificielle aux manettes

D’ici à 2030, les observateurs s’attendent plus particulièrement à une montée en puissance de l’intelligence artificielle (IA). « Depuis plusieurs années, les dispositifs médicaux ont commencé à absorber le numérique, a expliqué Stéphane Regnault, président du Snitem. Le grand changement aujourd’hui est qu’on commence à s’apercevoir des conséquences. » En effet, les dispositifs médicaux connectés captent, conservent, voire analysent, des données qui permettent un meilleur suivi du patient et offrent parfois des propositions de diagnostic. Ainsi, en avril dernier, la FDA, l’agence américaine du médicament, a autorisé le premier dispositif médical utilisant l’IA pour dépister la rétinopathie diabétique.

David Gruson, ancien délégué général de la Fédération hospitalière de France, a lancé une « initiative académique et citoyenne » sur le thème de l’IA en janvier dernier, intitulée Ethik-IA, pour proposer des règles dans ce domaine. « Les risques du numérique ne sont pas théoriques, a-t-il mis en garde. On peut craindre une délégation de la décision médicale et du consentement du patient. » C’est pourquoi il invite à définir une notion de « garantie humaine de l’IA » pour que la machine ne prenne pas tous les pouvoirs sur les soignants.

Véronique Hunsinger

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