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28/08/2018

Bientôt des patchs et des autotests chez Leclerc ?

Vendre des autotests et des patchs nicotiniques dans ses 264 parapharmacies. Tel est le souhait de l’enseigne de grande distribution Leclerc. Objectifs ? Participer à la prévention et lutter contre l’inflation.

« J’ai écrit à Agnès Buzyn pour lui dire que nous voulions, nous les centres Leclerc, vendre des autotests et des patchs dans nos parapharmacies, a annoncé, le 27 août, Michel-Edouard Leclerc, PDG de l’enseigne de grande distribution du même nom, au micro d’Europe 1. Nous avons des pharmaciens qui sont tout à fait capables de les vendre. » Voulant agir dans « la lutte contre l’inflation » et pour « l’augmentation du pouvoir d’achat », le PDG s’est étonné d’avoir le droit de vendre des cigarettes électroniques mais pas les patchs anti-tabac qui sont, eux, uniquement disponibles en pharmacie. C’est le cas également des autotests qui ciblent de nombreuses pathologies comme le VIH, le cholestérol, les carences en fer, les cancers de la prostate et du colon ou encore les infections des voies urinaires.

Des actions de prévention

D’après les centres Leclerc, « l'accès au dépistage n'est pas toujours aisé en France : centres éloignés, prix rédhibitoires, délais longs pour obtenir un rendez-vous ou suivre un parcours de soins complet ». La vente des autotests dans les 264 parapharmacies Leclerc serait un moyen d’offrir une meilleure prévention aux Français, estiment-ils.

Le groupe s’appuie ainsi sur les résultats d’un sondage Ipsos (1) pour Leclerc, publié le 24 août dernier. L’étude révèle que huit Français sur dix (85 %) se disent favorables à la vente d’autotests en parapharmacie sous le contrôle d’un pharmacien et 70 % déclarent avoir confiance dans la fiabilité d’un autotest acheté via ce canal de commercialisation qui présente divers atouts, note le sondage : facilité d’accès (90 %), rapidité d’accès (89 %), dépistages plus précoces (87 %) ou plus fréquents (86 %).

Faire sortir des produits du monopole de dispensation des pharmaciens, pour faire « baisser les prix » est une habitude de Michel-Édouard Leclerc. Depuis plusieurs années, il cherche à obtenir l’autorisation de commercialiser des médicaments en grande surface. Mais les pharmaciens s’y opposent pour des raisons de santé publique… et pour préserver leur activité.

Laure Martin

(1) : étude menée par Ipsos pour E.Leclerc, auprès d’un échantillon représentatif de 1 004 individus âgés de 16 ans et plus, interrogés en ligne du 23 avril au 3 mai 2018.

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