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19/05/2022

SALON INFIRMIER

Enquête Fnesi 2022 : la santé des étudiants ne cesse de décliner

Cinq ans après sa dernière enquête, et alors que la France connaît une pénurie d’infirmières, la Fédération nationale des étudiant·e·s en sciences infirmières (Fnesi) entend alerter sur l’impact des conditions de formation sur la santé de ces professionnels de soins. Et déroule ses propositions.

« Le constat après cinq ans ? Une dégradation encore plus importante de la santé physique, mentale et financière des ESI », sanctionne la Fnesi, dans sa nouvelle enquête sur le bien-être des ESI, la dernière étant parue en 2017. Les données, présentées mardi 17 mai au Salon infirmier par Mathilde Padilla, présidente de la Fnesi, et Naïza Savignat, en charge de la lutte contre les discriminations au sein de l’association, sont sans appel. La santé physique des ESI ne cesse de décliner : en 2022, ils sont par exemple 28,1 % à prendre des traitements pour le sommeil (7,8 % en 2017) et 80,9 % d’entre eux souffrent de douleurs musculosquelettiques ; 61,4 % constatent une dégradation de leur santé mentale (52,5 % en 2017) et 34 % consomment des thérapeutiques pour y remédier (27,3 % en 2017). 16,4 % ont même déclaré avoir déjà eu « des pensées noires ou suicidaires » durant leurs études, alerte Mathilde Padilla. Concernant la situation financière, 52 % des ESI la considèrent « mauvaise » ou « très mauvaise » (48 % en 2017), ce qui oblige 58,1 % d’entre eux à devoir travailler en parallèle de leurs études et 29 % à devoir choisir entre payer le loyer… ou manger.

Harcèlement et discrimination

Pour la Fnesi, les causes du mal – en lien avec la formation – sont multiples. À commencer par la charge de travail : en plus des 35 heures de cours ou de stage, il y a un temps de travail personnel important (900 heures sur trois ans dans le référentiel). Elle cite également la difficulté pour les ESI de bénéficier des structures sportives universitaires (éloignement géographique des Ifsi délocalisés, horaires qui chevauchent des temps de cours ou de stage).

Autre explication : le harcèlement. 1 étudiant sur 3 déclare en avoir été victime au cours de la formation. Nouveauté par rapport aux études précédentes : des questions portaient sur les discriminations et les violences sexistes et sexuelles. Résultats : au cours de la formation, 26,4 % des ESI déclarent avoir subi une discrimination (âge, apparence, origine) et 1 sur 6 une agression sexuelle. Un mal-être qui contribue à la prise d’alcool et de drogues, et pèse sur la décision d’arrêter la formation : 59,2 % y ont déjà pensé.

Propositions sur tous les fronts

Forte de ces constats, la Fnesi martèle que pour remédier à l’hémorragie d’infirmières, la solution est de « considérer celles et ceux qui sont [en Ifsi], en améliorant les conditions de vie et d’études ». Et avance des solutions :
- pour la santé physique : une refonte du référentiel de formation avec une réingénierie du temps de travail et des enseignements, un investissement dans les services de santé universitaires, par exemple ;
- pour la santé mentale : des consultations gratuites avec une psychologue, un investissement « massif » sur la santé mentale notamment ;
- pour la précarité : entre autres augmenter les indemnités de stage à hauteur de 15 % du plafond de la Sécurité sociale, mettre à disposition des protections périodiques gratuites dans les Ifsi ;
- pour les discriminations et violences sexistes et sexuelles : une sortie immédiate des étudiants des lieux de stage considérés comme dangereux, une plateforme nationale d’évaluation de ces derniers, etc.

Pour la Fnesi, « une réforme profonde de notre système de santé est nécessaire », et en appelle aux ministères de tutelles et institutions encadrantes : « C’est à vous aujourd’hui de prendre soin des soignantes de demain. Il est encore temps d’éviter la rupture de notre système de santé. »

Pauline Machard

À LIRE ÉGALEMENT

- Laborde T., « La désillusion des jeunes étudiants et IDE », sur espaceinfirmier.fr, le 23/11/2021.

- Martin L., « Tuteur, une fonction en quête d’attractivité », L’Infirmièr. e, n° 14, novembre 2021.

- Laborde T., « La souffrance des ESI ne s’apaise pas », sur espaceinfirmier.fr, le 04/11/2020.

- Renaud A., « Entrée en Ifsi : quel est le premier bilan de Parcoursup ? », sur espaceinfirmier.fr, le 22/05/2019.

Les dernières réactions

  • 19/05/2022 à 16:04
    Veronica Hadidh
    alerter
    Je tiens à remercier le docteur O.WATER pour la phytothérapie qu'il m'a donnée à moi et à ma fille, je souffrais d'épidémies de VIH et d'herpès simplex sur tous mes organes génitaux, quand j'ai donné naissance à ma fille et c'est ainsi que ma fille a attrapé la maladie indirectement de moi, mais à Dieu soit la gloire que je sois guéri avec le médicament à base de plantes que le docteur O.WATER m'a donné. Je veux utiliser ce média pour dire à tout le monde que la solution à notre maladie est arrivée, alors j'aimerais que vous contactiez ce grand guérisseur sur son adresse e-mail : DRWATERHIVCURECENTRE@GMAIL.COM et Whatsapp +2349050205019. Je suis vraiment heureux aujourd'hui que ma fille et moi soyons guéris du VIH et de l'herpès, nous sommes maintenant négatifs après l'utilisation de sa phytothérapie, mon médecin spécialiste le confirme. une fois de plus, je vous dis un grand merci, Docteur O.WATER, pour vos mains guérisseuses sur ma vie et ma fille.

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