« Avec la création de l’inter-URPS, nous souhaitons défendre l’exercice libéral » | Espace Infirmier
 
Titre de l'image

20/04/2022

 « Avec la création de l’inter-URPS, nous souhaitons défendre l’exercice libéral »

Le 11 avril, les dix Unions régionales des professionnels de santé (URPS) libéraux de la région Auvergne-Rhône-Alpes ont annoncé la création d’une inter-URPS. Le point avec Philippe Rey, président de l’URPS Infirmiers.

Pourquoi avoir créé cette inter-URPS maintenant ?

Le texte fondateur des URPS [loi Hôpital, patients, santé territoires de 2009, NDLR] prévoyait la création d’une fédération des URPS dans chaque région. Mais le mode de financements envisagé a enterré ce projet avant même sa création. De plus, à l’époque, nous n’avions aucune expertise sur les URPS. Un peu plus de dix ans plus tard, en Auvergne-Rhône-Alpes, les présidents des URPS de la nouvelle mandature ont décidé de cette initiative d’inter-URPS afin de parler d’une seule voix dans le cadre de projets communs aux URPS.  

Dans quel but ?

L’association a pour objet la coordination des projets interprofessionnels en Auvergne-Rhône-Alpes menés par les URPS. Elle vise, dans le respect des politiques propres à chaque URPS, à proposer des réponses partagées sur des problématiques communes. Nous avons écrit un cadre consistant à mettre en commun tout ce qui peut être porté par le groupe, sans pour autant remettre en cause nos entités respectives. Nous voulons nous rapprocher pour mieux discuter et pour mieux négocier en région avec l’Agence régionale de santé (ARS), l’Assurance maladie, et ainsi obtenir des moyens. Aujourd’hui, avec l’association, nous représentons environ 50 000 professionnels de santé libéraux.

Avez-vous déjà défini des projets sur lesquels travailler ?

Notre point commun est l’activité libérale. Nous souhaitons la renforcer et la défendre plus que jamais. Surtout après la mobilisation des libéraux pendant la crise sanitaire. Notre réponse commune, nous souhaitons l’apporter avec des outils partagés dont les Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS). Néanmoins, nous voulons aussi penser à de nouveaux modes d’organisation alternatifs et efficaces dans les parcours de santé des patients en les adaptant à chaque réalité des territoires et aux besoins des professionnels de santé. Bien entendu, certaines thématiques communes vont probablement être davantage portées par certaines URPS plus que par d’autres. C’est notamment le cas pour les soins de premiers recours, le triptyque médecin/pharmacien/infirmier, ou encore la coordination, portés par l’URPS Infirmiers. Mais pour le moment nous n’en sommes qu’aux prémices de nos réflexions. Il nous faut encore plusieurs mois d’échanges et de travail pour que nos objectifs se concrétisent. Tout ce travail que nous mettons en œuvre est un défi dont nous pourrons observer les résultats d’ici quelques années.
Propos recueillis par Laure Martin

Les dernières réactions

  • 17/05/2022 à 20:47
    Henriette Amunazo
    alerter
    La réaction a été supprimée car elle ne respecte pas la charte du site.