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30/06/2022

La HAS favorable à la vaccination des moins de 16 ans par les infirmières

La Haute Autorité de santé a publié, mardi 28 juin, un avis favorable à l’extension des compétences des infirmières, pharmaciens et sages-femmes pour l’administration des vaccins obligatoires ou recommandés du calendrier vaccinal aux enfants dès l’âge de 2 ans.

Ce nouvel avis s’inscrit dans la continuité des recommandations émises en janvier dernier par la HAS qui s’était prononcée en faveur de l’extension des compétences vaccinales des infirmières, pharmaciens et sages-femmes pour les adultes et adolescents à partir de 16 ans. Recommandations encadrées par décret. Le nouvel avis inclut désormais les moins de 16 ans, dès l’âge de 2 ans, dans le champ des personnes pouvant être vaccinées par ces mêmes professionnels.

Élargissement et exclusions

L’avis concerne tous les vaccins du calendrier vaccinal (obligatoires ou recommandés) chez les enfants et les adolescents de moins de 16 ans : BCG, diphtérie-tétanos-poliomyélite, haemophilus influenzae type B (Hib), hépatite B, coqueluche, pneumocoque, méningocoque B, méningocoque C, méningocoque ACWY, rougeole-oreillons-rubéole, papillomavirus humain (HPV), varicelle, grippe. La HAS exclut cependant les vaccins vivants pour les enfants immunodéprimés, comme c’est le cas pour les adultes « du fait des risques associés et de la complexité de leurs schémas vaccinaux ». Ils doivent relever « de la compétence des seuls médecins », recommande l’autorité.

La HAS distingue deux tranches d’âges dans ses recommandations : les enfants de 0 à 2 ans, et les enfants et adolescents de 2 à 15 ans. Pour les seconds, elle recommande, dans le cas d’une couverture vaccinale insuffisante (rappel et rattrapage), que les infirmières, les pharmaciens et les sages-femmes puissent prescrire et administrer l’ensemble des vaccins inscrits au calendrier vaccinal.

Les sages-femmes privilégiées pour les moins de 2 ans

En revanche, elle ne recommande pas d’extension des compétences vaccinales des infirmières et des pharmaciens pour les enfants de moins de 2 ans dès lors qu’ils bénéficient d’une couverture vaccinale satisfaisante. Sur cette tranche d’âge, ce sont les sages-femmes qui sont privilégiées, la HAS préconisant qu’elles soient autorisées à prescrire et administrer l’ensemble des vaccins inscrits au calendrier vaccinal (à l’exclusion des vaccins vivants aux enfants immunodéprimés) alors qu’elles détenaient jusqu’alors cette compétence uniquement pour le BCG et l’hépatite B. « Cette extension permet donc d’assurer une continuité dans la prise en charge de la naissance à l’adolescence », précise la HAS.

Une extension de compétences sous conditions

Cet élargissement de compétences est conditionné au suivi d’une formation certifiante pour les professionnels n’ayant pas eu de modules spécifiques de vaccination infantile. La HAS souhaite que soit renforcées la traçabilité de la vaccination et l’aide à la prescription via le recours à des outils numériques en lien avec le DMP. Elle préconise encore « la mise en place d’indicateurs de suivi de prescription et d’administration des vaccins par les différents professionnels de santé afin d’évaluer l’impact de cet élargissement sur le taux de couverture vaccinale, l’acceptabilité ou encore le taux d’événements indésirables associés aux soins ». Enfin, elle encourage les visites médicales pour la continuité du suivi. L’idée étant aussi d’inscrire « cette démarche dans le cadre d’un parcours de santé global de l’enfant et de l’adolescent ».

La rédaction d’espaceinfirmier.fr

Les dernières réactions

  • 01/07/2022 à 03:45
    DROL21
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    La réaction a été supprimée car elle ne respecte pas la charte du site.
  • 04/07/2022 à 18:24
    Dies Ire
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    Et ils en pensent quoi les moins de 16 ans ?
  • 05/07/2022 à 19:55
    Dol
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    Encore une fois, on met la charrue avant les bœufs.

    On ne délègue pas les soins qu'on devrait déléguer et on délègue les soins qu'on ne devrait pas déléguer, à savoir ici la vaccination.

    Pourquoi ? Pour une histoire d'argent tout simplement.

    La vaccination n'est pas un acte anodin, si bien que il y a pas si longtemps, pour certains patients ayant plusieurs maladies chroniques, la décision de vacciner se faisait de manière collègiale entre plusieurs médecins.

    Aujourd'hui, pénurie de médecins oblige, on ouvre les vannes.

    Dire que le système de santé Français était le meilleur au Monde il y a 40 ans. Ce temps là est bel et bien révolu. Aux IDE qui se félicitent de ce genre de décision, soyez conscientes que d'année en année, vous évoluez dans un système de santé totalement moribond !
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