Infirmière et réalisatrice, Raphaëlle Jean-Louis marche pour les soignants | Espace Infirmier
 
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22/09/2022

Infirmière et réalisatrice, Raphaëlle Jean-Louis marche pour les soignants

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Raphaëlle Jean-Louis est infirmière, actuellement en libéral. Elle est aussi auteure et réalisatrice. Pour nourrir son prochain long métrage sur la situation des soignants, elle a décidé de marcher, dans toute la France, en reliant entre eux des hôpitaux afin d’aller à leur rencontre. Explications.

En quoi consiste votre projet ?

J’ai toujours aimé marcher, notamment mes jours de repos. Je vais dans la nature pour me ressourcer. En parallèle, j’ai récemment eu l’idée d’un nouveau long métrage pour parler de la situation des soignants. Le personnage principal est une étudiante en soins infirmiers qui intègre le monde hospitalier, où elle va rencontrer tous les corps de métiers (infirmiers, aides-soignants, ambulanciers, ASH, brancardiers, etc.) et leurs difficultés. Pour financer mon projet et ainsi être libre de mes décisions cinématographiques, j’ai décidé de faire le lien entre mon métier et la marche, en organisant un tour de France des hôpitaux. Je pars à la rencontre des soignants pour recueillir leurs témoignages et parler de nos conditions de travail. Nous exerçons des métiers qu’il faut mettre en lumière. J’ai aussi créé une cagnotte pour financer mon projet et des associations que je soutiens lors de mes marches.

Vous avez effectué votre première marche en septembre, entre Chartres et Orléans. Comment s’est-elle passée ?

J’ai communiqué sur mon projet peu de temps avant de faire ma première marche. Donc en arrivant au centre hospitalier régional d’Orléans, il n’y avait pas de soignants. À force d’en parler, notamment sur les réseaux sociaux, j’espère qu’à l’avenir ils seront-là à mon arrivée. En attendant, sur la route, j’ai croisé des infirmiers libéraux, des infirmiers en services, des aides-soignants, et aussi des pompiers, qui se sont arrêtés, m’ont parlé, félicitée et encouragée pour mon projet. Une infirmière m’a même contactée sur les réseaux sociaux pour me proposer d’effectuer une halte chez elle. Cela m’a permis de reprendre de l’eau, de manger et de recharger mon téléphone. D’autres personnes m’ont déjà proposé le même service dans d’autres régions de France. Pour cette première marche d’environ 78 km, que j’ai bouclée en deux jours, j’ai dormi dans ma tente. Mais il est vrai que si des personnes peuvent m’héberger avec mon chien, je ne dis pas non !

Comment conciliez-vous votre projet et votre activité professionnelle ?

Je travaille actuellement en tant qu’infirmière libérale remplaçante dans deux cabinets. Je parviens à faire un temps plein sur 15 jours, ce qui me laisse du temps libre en parallèle pour organiser mes marches. Je n’ai donc pas de contrainte organisationnelle à gérer.

Comment vont se dérouler vos prochaines marches ?

Mon objectif est d’en faire une par mois dans différentes régions de France, afin de faire un tour de France, toujours en reliant des grands hôpitaux entre eux. Ma dernière marche, en mai 2023, aura une portée plus symbolique par rapport à mon projet puisque je vais partir d’un grand hôpital parisien pour rejoindre Cannes, lors du festival. Pour celle d’octobre, je compte relier Rennes à Nantes. Mais en attendant, je tire les enseignements de ma première marche. Mon sac à dos, qui pesait 15 kg, doit être plus léger. Et actuellement, je soigne mes plaies. Je me suis fait pas mal d’ampoules. Je me suis aussi rendu compte que la marche était vraiment un sport, je dois donc me préparer physiquement comme un sportif. 

Propos recueillis par Laure Martin

Pour la cagnotte : https://www.leetchi.com/c/marcher-pour-les-soignants

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