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08/07/2021

Cancer : amélioration globale de la survie des patients

L’Institut national du cancer, Santé publique France, le réseau Francim des registres des cancers et le service de biostatistique des Hospices civils de Lyon ont présenté les résultats de la quatrième étude sur la survie des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine* à 1, 5 et 10 ans après le diagnostic.  

Bonne nouvelle, les pronostics s’améliorent globalement dans la quasi-totalité des lésions cancéreuses. « Cette amélioration est notable pour tous les cancers qui ont bénéficié de progrès diagnostiques ou thérapeutiques ces dernières années », notent les auteurs. Ainsi, la survie à 5 ans dépasse ou avoisine les 90 % pour les cancers de la thyroïde, de la prostate, de la peau (mélanome), du testicule et du sein. À l’opposé, le pronostic reste très défavorable pour le mésothéliome, le cancer du pancréas, de l’œsophage, du foie et du poumon, pour lesquels le taux de survie à 5 ans est inférieur ou égal à 20 %.

Des améliorations importantes de la survie à 5 ans pour certains cancers

Concernant les hémopathies malignes, dix d’entre elles – soit 44 % des nouveaux cas diagnostiqués chaque année – présentent une survie à 5 ans supérieure à 80 % rapporte encore l’étude. L’amélioration de la survie nette à 5 ans la plus marquée concerne la leucémie myéloïde chronique entre 1990 et 2015, passant de 47 % à 87 %. Parmi les tumeurs solides, la palme revient au cancer de la prostate, + 21 points de pourcentage, le cancer le plus fréquent chez l’homme avec 50 430 nouveaux cas par an. Parmi les cancers les plus fréquents, l’augmentation de la survie nette à 5 ans est respectivement de + 9 points, + 11 points et + 12 points pour le cancer du sein, le cancer du poumon, les cancers du côlon et du rectum.

Les données sur des survies jusqu’à 20 ans après le diagnostic, présentées pour la première fois, apportent des nuances. Ainsi que « pour les cancers de pronostic favorable 5 ans après le diagnostic, on observe à 20 ans une survie nette relativement stable quel que soit l’âge. C’est le cas des cancers du testicule (survie nette à 20 ans supérieure à 90 %), des mélanomes cutanés (supérieure à 80 %) et des cancers du sein (supérieure à 63 %) ». Par ailleurs, certaines hémopathies malignes, dont le pronostic était favorable à 5 ans, ont une survie nette à 20 ans qui diminue, selon l’âge, de 10 à 25 points de survie ; il s’agit de la leucémie lymphoïde chronique (LLC)/lymphome lymphocytique (survie nette à 20 ans entre 36 % et 55 % selon l’âge) et du lymphome de Hodgkin (entre 22 % et 91 %). Enfin, les cancers de pronostic défavorable à 5 ans montrent une probabilité de survie à 20 ans plus variable selon l’âge entre 2 % et 27 %.

Disparités selon le sexe et l’âge

Autre enseignement, on note pour presque tous les cancers une proportion plus importante de pronostics favorables chez la femme (excepté pour les cancers de la vessie et des cavités nasales) que chez l’homme. Deux explications au moins sont avancées : une plus grande sensibilisation des femmes à la prévention et au dépistage, entraînant un diagnostic plus précoce ; une différence d’exposition aux facteurs de risque que sont notamment l’alcool et le tabac.

L’étude pointe également des différences de survie selon l’âge au diagnostic : plus l’âge est élevé, plus la survie est basse. Les écarts sont plus marqués pour les hémopathies malignes, la palme revenant aux leucémies aiguës myéloïdes avec une survie à 5 ans de 69 % chez les plus jeunes versus 6 % chez les plus âgés. Parmi les explications avancées, des comorbidités présentes chez les plus âgés qui peuvent limiter l’accès à certaines thérapeutiques ou provoquer des complications. 

Depuis 1989, le développement de l’utilisation de nouveaux traitements a entraîné des gains notables en termes de survie. Les avancées les plus spectaculaires portent sur les leucémies myéloïdes chroniques, les lymphomes diffus à grandes cellules B et le cancer de la prostate. D’autres localisations n’ont toutefois connu aucune amélioration, comme le cancer du testicule, les lymphomes T cutanés ou la polyglobulie de Vaquez.

La rédaction, avec Le Moniteur des pharmacies

* La quatrième étude sur la survie des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine, apporte des estimations actualisées sur la période la plus récente (2010 à 2015) de la survie à 1 an, 5 ans et 10 ans après le diagnostic ainsi que sur son évolution pour 73 localisations de tumeurs solides et d’hémopathies malignes. Pour la première fois, cette étude inclut les estimations de survie de 22 sous localisations anatomiques ou histologiques telles que les cancers de la vésicule et des voies biliaires ou le glioblastome, ainsi que des estimations de survie, 20 ans après le diagnostic. L’analyse des données a porté sur 50 tumeurs solides et 23 hémopathies malignes.

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