La souffrance des ESI ne s’apaise pas | Espace Infirmier
 

04/11/2020

La souffrance des ESI ne s’apaise pas

Lancé il y a deux mois sur les réseaux sociaux, l'initiative « Balance ton stage infirmier » épingle les abus et maltraitances auxquels les étudiants infirmiers sont parfois confrontés. Les témoignages évoquent un mal-être profond et très ancré. Les formations tentent de réagir mais c'est, encore une fois, l'épuisement du système qui est en cause.

Les récits révèlent des situations impensables, parfois d'une rare violence. Des étudiants que l'on envoie auprès de patients décédés, des situations de harcèlement, de pressions psychologiques, de maltraitance, de discriminations. Des étudiants infirmiers ont lancé et alimenté en septembre « Balance ton stage infirmier » sur les réseaux sociaux comme l'ont fait plus tôt des étudiants en école de commerce. Quand Émilie (prénom modifié), presque la trentaine, ESI en troisième année dans les Pyrénées-Atlantique, découvre l'initiative en ligne, elle se reconnaît dans certaines situations. Par exemple, elle n'oubliera jamais ce stage de première année : « Ça a duré pendant des semaines, je pleurais tous les soirs. On me rembarrait quand je posais des questions. On disait du mal de moi dans mon dos. J'étais humiliée, rabaissée... Je comptais les jours, je me suis même mise en arrêt maladie. »

54,9 % des étudiants arrêtent à cause d'un stage

En 2017, la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (Fnesi) publiait une enquête sur le mal-être des ESI qu'elle représente : 54,9 % des étudiants ont interrompu leur formation suite à des problématiques de stage. « Ce n'est pas en mettant les étudiants en difficulté, en échec, que l'on en fera des professionnels compétents et aguerris », introduit Thomas Hostettler, représentant de la Fnesi. Balance ton stage fait alors office de structure d'écoute. « À l'époque, quand j'ai parlé de mes problèmes à mes formateurs, on m'a répondu que je prenais les choses trop au sérieux », s'insurge Émilie.
« On est dans le monde du travail, tout n'est pas parfait, merveilleux », minimise Martine Sommelette, présidente du Comité d'entente des formations infirmières et cadres (Cefiec). Directrice elle-même d'un Ifsi, elle pointe le « manque de maturité de certains qui n'osent pas parler de peur que ça se retourne contre eux ». Ce qui agace l'étudiante du Sud-Ouest : « Oui, les formateurs peuvent nous écouter mais comme les places en stage sont chères, ils ne veulent pas les mettre en cause craignant de perdre leurs accords. »

Valoriser le tutorat

« Ce n'est pas une formation comme une autre, rappelle le représentant de la Fnesi. Et Balance ton stage permet de faire ressortir ça. Le manque de financement, de matériel, le manque de personnel engendrent un cadre qui n'est pas propice à la formation. Il faut une écoute et une prise de conscience. »
Le Centre national d'appui à la qualité de vie des étudiants en santé, créé en juillet 2019, entend pallier ce problème d'écoute, parmi d'autres, par des formations et la diffusion de bonnes pratiques. Sa présidente Donata Marra, psychiatre, insiste sur ce point : « Comment faciliter la parole pour un étudiant en difficulté, c'est ce à quoi nous tentons de répondre. La confidentialité, par exemple, est l'un des aspects essentiels. » Numéros verts, structures d'accompagnement, prévention, formation... Le centre est au cœur d'un réseau qui lie les universités, les écoles, les associations, les institutions, les enseignants, les formateurs, les étudiants, les stagiaires pour que l'information circule et que tous se sentent soutenus. « L'un des problèmes, c'est aussi l'augmentation du nombre d’étudiants en santé s’il n’y a pas d'augmentation en parallèle du nombre d’encadrants », signale Donata Marra.
Tous s'accordent sur une mesure concrète à prendre. « Des établissements accueillent des étudiants sans avoir bien mis en place une structure d'encadrement, souligne Martine Sommelette. Les tuteurs doivent être formés, il faut valoriser ce tutorat pour que les intéressés n'aient pas à se former en dehors des heures de travail. Avec la charge de travail qu'on leur connaît, c'est trop lourd. » « Et qu'ils reçoivent une indemnité pour cette mission supplémentaire », ajoute Thomas Hostettler.

Le Covid aggrave la situation

Car le constat est le même pour tous. « Le système de santé est à bout de souffle, se désole Thomas Hostettler. On a tendance à voir les professionnels de santé comme des super-héros, parfois comme des bonnes sœurs. Oui, “Balance ton stage” peut choquer mais il faut que les responsables politiques et plus largement la société entendent nos souffrances ! »
Une position de stagiaire d'autant plus compliquée à l'heure de l'épidémie de Covid. Lors de la première vague, selon la Fnesi, 81 000 étudiants sur 96 000 ont été mobilisés. « On a colmaté, commente l'émissaire de la Fnesi. Pour la deuxième vague, rien n'a changé. Lorsque l'étudiant se retrouve mis en échec devant la maladie, devant la mort, sans avoir été encadré, c'est extrêmement éprouvant. » Selon l'organisation toujours, 31,3 % des étudiants prendraient des anxiolytiques, dont plus de la moitié disent avoir débuté un traitement durant la crise.

Thomas Laborde

«&nbspBalance ton stage infirmier&nbsp» a mis en ligne une pétition pour demander un meilleure encadrement des ESI, notamment «&nbspl’application immédiate du cahier des charges national de formation au tutorat de stagiaires paramédicaux par toutes les directions d’instituts de formation et des structures d’accueil tel que le mentionne l’instruction DGOS/RH4/DGCS/4B/2016/250 du 29&nbspjuillet&nbsp2016&nbsp».

« Mon objectif est de mettre fin à l’omerta et surtout responsabiliser les encadrants »

À l'initiative de la pétition (près de 700 signataires aujourd'hui), Félicité, une infirmière diplômée il y a presque deux ans. Aujourd'hui en contrat dans un établissement de santé privé, elle nous explique le sens et les objectifs de la démarche.

« J’ai personnellement été victime de brimades et de maltraitances, pendant mes stages. Personne dans mon cercle, à l’époque, n’y a échappé. Le problème vient du manque récurrent de personnel qui fait reposer parfois sur les stagiaires de nombreuses tâches avec le risque d’erreur médical. Puis, il y a les dénigrements, les railleries, les pressions morales et la maltraitance infligés par certains encadrants et des infirmières titulaires. On vous pousse à bout pour vous faire abandonner la formation. Mon objectif est de mettre fin à l’omerta et surtout responsabiliser les encadrants pour assurer de meilleures conditions de formation aux stagiaires.
Je veux donc alerter les autorités compétentes sur le fait que la situation des ESI n’a pas changé, à rendre effectif les dispositifs de protection des stagiaires mis en place par l’État. Il faut ajouter au cahier des charges une annexe qui prévoit, dans un premier temps, des dispositions permettant de protéger les ESI contre les maltraitances et le harcèlement, puis des dispositions permettant de sanctionner les encadrants ou les tuteurs de stage en cas de maltraitance avérée. Qu'il y ait une structure externe avec un psychologue ou un médecin chargé de constater ces faits.
 »

Propos recueillis par Thomas Laborde

Les dernières réactions

  • 13/11/2020 à 11:19
    Vanille
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    En ce jour de triste anniversaire je pense à Émilie (prénom modifié) ESI de 3ème année en stage au sein de la SSPI d'un grand hôpital parisien le lendemain de l'attentat du Bataclan qui qui fait face à un afflux massif de blessés. Elle exprime auprès de sa tutrice sa peur cette situation. La réponse de celle-ci fut d'une violence inimaginable : " tu n'as qu'à te suicider" !
    Émilie, qui venait de passer un semaine en stage avec moi ( avant dernière semaine de stage), s'est sentie suffisamment en confiance afin de partager ce qu'elle n'avait pu exprimer jusque là qu'à une formatrice. Sa dernière semaine de stage devait de nouveau se dérouler dans la même SSPI. Dans l'incapacité de finir sa formation en étant confrontée à une professionnelle maltraitante et en accord avec cette formatrice, Émilie a fini sa formation infirmière par un arrêt de maladie.
    Je ne sais pas ce qu'est devenu Émilie mais je pense souvent à elle.
  • 14/11/2020 à 09:48
    Dag
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    Bonjour Vanile

    C'est avec tristesse que je lis votre message compte tenu de son caractère violent.

    Je pense notamment à la phrase suivante " tu n'as qu'à te suicider", qui n'est pas normale pour ne pas dire scandaleuse. Dans d'autres secteurs d'activités, ce genre de phrase aurait fait l'objet d'une plainte devant un OPJ ou d'un signalement auprès du service RH.

    Pour ma part, et j'assume, si on me balance une phrase pareille, ca se règle après le travail au parking pour avoir des explications avec la personne et ainsi, avoir UNE TRES SERIEUSE discussion.

    Certes, on parle d'une ESI, qui a peur de perdre son diplôme. Je peux comprendre le silence.....mais il y a des choses qu'on ne peut pas accepter.

    Votre phrase en fait partie.
  • 14/11/2020 à 12:15
    As des as
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    Balance ta double peine, STOP au déni de justice

    En ultime ressort l'ESI se voit proposé de passer devant une Commission = "ce n'est pas un Tribunal, c'est une assemblée bienveillante" (sic)
    Je traduis = vous n'aurez pas d'avocat et dans le pire des cas, non seulement vous serez éjecté de la formation ESI sans aucune possibilité de rattrapage mais EN PLUS vous n'obtiendrez pas votre diplôme d'Aide-Soignant(e)

    La bonne nouvelle est que vous avez le choix = démissionner pour ne pas risquer de tout perdre, si vous êtes jeune vous reprendrez la formation à zéro dans quelques années. Ou pas.

    Pour moi pire que les soignants malveillants, les formateurs veules et le système vicié, je pèse mes mots !!
  • 14/11/2020 à 12:18
    As des as
    alerter
    Balance ta double peine, STOP au déni de justice

    En ultime ressort l'ESI se voit proposé de passer devant une Commission = "ce n'est pas un Tribunal, c'est une assemblée bienveillante" (sic)
    Je traduis = vous n'aurez pas d'avocat et dans le pire des cas, non seulement vous serez éjecté de la formation ESI sans aucune possibilité de rattrapage mais dans ce cas EN PLUS AUTOMATIQUEMENT vous n'obtiendrez pas votre diplôme d'Aide-Soignant(e)

    La bonne nouvelle est que vous avez le choix = démissionner pour ne pas risquer de tout perdre, si vous êtes jeune vous reprendrez la formation à zéro dans quelques années. Ou pas.

    Pour moi pire que les soignants malveillants, les formateurs veules et le système vicié, je pèse mes mots !!
  • 14/11/2020 à 12:54
    dal
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    Bonjour As des as

    Aujourd'hui, ce système arrive à bout de souffle. Maintenant, les formateurs seront obligés d'aller sur le terrain, sous peine de poursuites s'ils restent planqués dans leur bureau (balancez-les si c'est le cas !) . Si on ne doit pas ignorer le manque de moyens de notre système de santé actuel, qui est en voie de tiers-mondisation, (désolé d'être cru mais c'est une vérité !!!), on ne peut pas accepter certains comportements.

    Je suis certain qu'ils doivent être ravis de prêter main forte à leurs collègues et d'apprécier les conditions de travail.

    C'est la fin d'un système. Il implose sous nos yeux, et malheureusement, ce sont les étudiants au passage qui en font les frais.
  • 23/07/2021 à 23:38
    Tutrice
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    La violence en stage est malheureusement une réalité.
    Si certains perpétuent ce qu’ils ont eux-mêmes vécu ou se servent de leurs étudiants comme exutoires à leur usure physique et / ou psychique, d’autres et c’est mon cas , font en sorte d’être humains avec leurs étudiants.
    Un stage a , à l’époque, failli me faire arrêter en 3ème année et a d’ailleurs durement émoussé ma confiance en moi.
    Pour autant, nous rencontrons aussi du fil à retordre dans le tutorat de certains élèves, hautains, qui m’entendent aucune remarque, ne font pas de recherche, n’ont pas un comportement adapté… et se victimisent lorsque l’évaluation finale n’est pas à leur goût.
    Il faut revoir effectivement le système, afin d’apporter davantage de formation pratique en ifsi et de proposer un cadre de stage et de notation plus secure pour chacune des parties.
    Personnellement, avec chaque stagiaire, j’engage ma responsabilité morale et pénale lorsque je le prends avec moi sur un soin et lui permets de faire des actes. Je ne peux pas me permettre de faire préparer les médicaments à quelqu’un qui ne parvient pas à faire un calcul de dose ou qui ne vérifie pas la correspondance entre la PM et le pilulier!
    C’est rare mais cela arrive et bien qu’en général l’ESI est capable d’entendre la remarque et de réajuster, parfois, ce n’est pas le cas! Or est-ce maltraitant de mettre une personne face à ses difficultés ou ses refus ( je pense au nursing boudé par un certains nombre d’ESI)?
    Je suis tutrice formée , j’adore l’encadrement des stagiaires et pour autant, des fois c’est vraiment compliqué.
  • 17/08/2021 à 21:18
    Dol
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    Bonsoir tutrice

    Votre commentaire était très intéressant à lire. En aucun cas, il ne s'agit de cibler l'ensemble des formateurs et tuteurs, qui majoritairement tentent de faire beaucoup avec peu de moyens.

    Concernant les étudiants qui refusent de faire le nursing, cela me questionne sur la manière dont on recrute les futurs ESI.

    On paye selon le fait qu'on ne favorise pas assez la promotion promotiobnelle (En recrutant chez les AS, ASH, AP et même dans certains cas AES) pour des raisons budgétaires en priorisant des étudiants post bac, qui à 17 ans et c'est normal ont une vision idéalisée du métier !

    Un ESI qui refuse le nursing ne mérite que la chose suivante :
    - un avertissement
    - un 2e rappel
    - un rendez vous avec le cadre pédagogique
    - en cas d'insistance une commission et la porte.

    Je suis certain que les ESI qui refusent le nursing sont minoritaires mais assez nombreux pour être signalé. Cela me questionne sur les profils recrutés (Parcoursup ?!) avec concours.

    C'est le système de formation des ESI qui doit être revu de A jusqu'à Z, du recrutement en passant par le tutorat qui doit faire l'objet d'une prime consequente pour la personne qui prend la responsabilité de former un futur IDE

    Il est scandaleux qu'un ESI refuse de faire le moindre nursing en tout cas. A ce niveau là, il s'agit à mes yeux d'une erreur d'orientation professionnelle et ce n'est avec Parcoursup que le site va s'améliorer, bien au contraire !
  • 23/11/2021 à 14:39
    Khad
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    Bonjour j ai fait 2ans d étude en Ifsi et j ai été virée pour 5 ans à la fin de celle ci pour cause d absences injustifiées et de retard d envoi d arrêt maladie alors que mon parcours et mes partiels étaient bon ,seul le premier stage s était mal passé avec un personnel désagréable.
  • 05/12/2021 à 09:11
    EsI 2 ème année
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    Étudiante de 2 ème en promotion professionnelle (as durant 18 ans ) je fais le constat malheureux de la souffrance des étudiants Esi ..c' est un sujet auquel je porte une grande importance..
    Durant ma carrière professionnelle d aide soignante, je ne me suis jamais servie des étudiants ESI comme de la mains d'œuvres , il était inconcevable pour moi de leur donner les tâches que je n'avais pas envie d'effectuer ..
    J'ai pu constater durant 18 ans que c'est une minorité d'étudiants qui refusaient les soins de nursings ...D ailleurs cela n'est jamais arrivé ..En revanche j'ai eu l'occasion de constater que c'était une grande majorité de soignants qui profitaient de l'etudiant pour lui donner les soins de nursinga les plus lourds à faire...L' étudiants (es) ce retrouvant toute la matinée à faire des toilettes seul (es) bien sur et ne pouvant donc pas assister aux soins sur prescriptions car la priorité sont les soins de nursings

    Je ne dis pas que les soins de nursings ne sont pas importants..mais je trouve et je le constate encore en étant étudiante Esi qu'ils prennent une grande place dans les stages et que cela amènent à louper des soins qui doivent être eux aussi validé par l'étudiant .. et apportent par conséquent des lacunes a l étudiant..
    On se retrouve en 2 ème année à ne pas savoir faire certains soins car les étudiants passe leur première année à faire des soins de nurosng .. on ne peut pas reprocher à l étudiant et lui dire comment ça tu ne sais pas faire une prise de sang, comment ça tu ne sais pas lire une prescription médicale, comment ça tu as des lacunes sur les calculs ., si la première année a été consacré aux soins de nursing ..
    JE PENSE qu'il.y a tellement d abus que les Esi malheureusement finissent par mettre les holà et dire non pour les toilettes..
    Je ne trouve pas normal qu'une fois que la compétences 3 est validée que l etudiant continue les 5 semaines avec L ' as car il ne faut se leurrer une fois la compétence validée, il fait seul les toilettes., il ourne avec les as et fait exactement la même chose qu eux en étant plus encadré..alors qu'elle est l intérêt pour l etudiant de faire 5 semaines voir plus une fois que la toilette est valide mise à part servir de mains d'œuvre.....

    Je l'ai vécu en stage mon premier stage ... j'avais une toilette à faire (c'est une obligation) cela ne me gene pas (je l'ai fait durant 18 ans ) et j'ai aimé ça..mais la seule question. Que j'avais de l'as tous les matins était mais tu n'en a qu'une à faire ??? Pas plus ??? Son seul but était que j'en fasse plus et que je la decharge . mon .but a moi n'était pas de faire ce que j'avais fait durant 18 ans et que j'ai un diplôme qui reconnaît cette compétence..jai su me défendre face à l aide soignante et refusé d'en faire plus !!!!
    Va t' on me mettre dans la case des étudiants qui refusent de faire des soins nursings ??? Car si finalement ma formation est centrée sur les soins nursings , et que cela m empêche de valider les autres compétences alors pourquoi ne peut yre restée As .... si c'est pour faire ce que jai fait durant des années..

    Imaginez des.petits jeunes exploites lors des stages à qui l'on donnes les toilettes les plus lourdes durant les 3 ans ..a qui l'on dit va débarrasser les plateaux, va faire les sorties , va répondre aux sonnettes etc... comment voulez vous qu'ils arrivent à se défendre ...je peux comprendre qu'en avançant dans la formation , avec la maturité qu ils prennent , qu'ils refusent les soins de nursings....le trop pleins d abus mènent au refus

    Je m attaque pas au sujet de la maltraitances verbales ...en lisant plus haut le tu n'as que te suicider, cela m'a aggresse !! Comment est xe possible qu'une infirmière ait plu répondre ce genre de phrase....c'est honteux..elle devrait arrêter d exercer son travail qui est censé être un travail humain tant auprès des patients , que des étudiants que de ses collègues....

    Mon cheval de bataille le jour ou je serai diplômé sera la protection des étudiants, et je veillerai à ce que l etudiant ne soit pas de la main d œuvre...

    J'aurai encore des tas de chose à dire sur la position de l etudiant en stage ... il.y a un réel manque de.bienveillance des professionnels envers les étudiants...un étudiant en stage n'est plus un humain mais une chose à qui l'on demande d effectuer des tâches sans avoir le droit de s exprimer , manger , boire , aller au WC.... nous sommes des exécutant qui ne peuvent pas dire nonn. ...


  • 02/02/2022 à 13:55
    Véronique maman esi
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    Il n'y a pas qu'en stage où les élèves sont maltraités. Ma fille est esi en 3ème année. Je suis maman et je l'écoute me raconter ce qui se passe en institut de soin infirmier. On porte des jugements de valeurs, on la bloque pour la constitution de ses futurs inscriptions à venir, elles veulent tout superviser, tout lire, tout regarder. On lui refuse son stage pré-professionnel et on lui en impose d'autres. Jusqu'où ses formatrices ont elles le droit d'aller ?
    Ses droits ? Elle est jeune et ne les connaît pas. Elle veut y arriver seule et refuse mon aide. C'est tout à son honneur.
    Alors que faire pour que cesse ces pratiques internes ?