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23/09/2019

« L’acceptation du trouble bipolaire peut prendre dix ans »

Classé parmi les dix pathologies les plus invalidantes par l’OMS, le trouble bipolaire est une pathologie chronique de l’humeur marquée par l’alternance de phases d’excitation et de dépression. « L’Infirmière magazine » donne la parole à Annie Labbé, présidente d’Argos 2001, association d’aide aux personnes bipolaires et à leurs proches.

Espace infirmier : Y a-t-il une augmentation des demandes auprès d’Argos 2001 ?

Annie Labbé : Oui, nous sommes de plus en plus sollicités, tant au niveau des permanences téléphoniques que pour les groupes de parole pour les patients et les proches, organisés dans toutes les antennes de l’association. Il y a un besoin de connaissance sur la maladie, d’informations et de renseignements sur les prises en charge ou encore sur les moyens d’améliorer les difficultés scolaires ou professionnelles. Nous sommes aussi sollicités par des parents quand le trouble touche un jeune adolescent. Ils essaient ensuite de convaincre leur enfant de venir nous rencontrer mais ce n’est pas toujours facile dans cette tranche d’âge.

Quelles sont les principales difficultés soulevées ?

En premier lieu, l’acceptation d’un diagnostic très sérieux, qui n’est souvent pas compris tout de suite, et l’observance du traitement. Surtout quand le traitement est initié lors d’un épisode maniaque avec des médicaments assez puissants et des effets indésirables souvent difficiles à supporter. D’autant plus si le trouble n’a pas encore été accepté, ce qui peut prendre une dizaine d’années. C’est le cas par exemple des adolescents et jeunes adultes qui connaissent plusieurs hospitalisations pour des états maniaques, mais qui ont malgré tout besoin d’un accompagnement thérapeutique, d’une psycho-éducation ou d’une psychothérapie, pour aller vers une prise en charge acceptée et bien menée. Ça peut prendre du temps.

Est-ce que la prise en charge des troubles bipolaires progresse ?

Oui, les troubles bipolaires sont de mieux en mieux connus et donc de mieux en mieux traités. Il faut inciter les patients à retourner vers leur médecin référent lorsque des effets indésirables les gênent. Ils représentent un risque pour le suivi du traitement alors qu’il y a des possibilités d’agir. Même s’il faut souvent du temps pour trouver le bon traitement, et même s’il existe encore des personnes qui ne répondent pas bien aux médicaments.

Propos recueillis par Thierry Pennable

Stabiliser et prévenir la récidive du trouble bipolaire

A lire dans « L'Infimière magazine », n° 407

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