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16/09/2019

Dépenses en santé : la ville l'emporte sur l'hôpital

Selon la Drees, les Français fréquentent de moins en moins l’hôpital et privilégient la ville. Les soins infirmiers, notamment, sont en hausse, notamment en raison du vieillissement et de l'ambulatoire. Des augmentations qui entraînent l'agrandissement de la population IDE, surtout libérale.

En 2018, la Drees (direction statistique du ministère de la Santé) a remarqué une « nette décélération » des coûts des soins hospitaliers tandis que les soins de ville sont en forte croissance. « Les volumes de soins hospitaliers progressent à un rythme plus ralenti depuis 2017 et les prix hospitaliers se sont fortement infléchis en 2018 (+0,0, après +0,7% en 2017). »

En terme de soins infirmiers, les« soins infirmiers en ville » représentent 4,2 % du montant total de la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) soit 8,5 milliards d’euros. Ce chiffre a augmenté de 4 % entre 2017 et 2018. Ainsi, on consomme davantage de soins infirmiers parce que la population vieillit et le virage ambulatoire fait à présent ses premiers effets : 48 % des dépenses concernent des actes médico-infirmiers (injections, pansements, etc.), 33 % des actes infirmiers de soins (séances de soins, surveillance, etc.).

En parallèle, la consommation de soins de médecins et de sages-femmes s’accélère nettement, passant de 2,6 % en 2017 à 4,0 % en 2018.

Pic de l’offre et de la demande

La Drees dresse également une photographie de la profession. S’il y a davantage d’actes, notons également une population infirmière qui s’agrandit : depuis 2009, les effectifs d’infirmières progressent de 3,5 % par an en moyenne pour environ 723 000 infirmières qui exerçaient en France en 2018. Sans surprise, les femmes sont toujours plus nombreuses que les hommes mais cette proportion perd 0,1 % par an.

Il y a en France de plus en plus d’infirmières libérales mais cela reste très disparate. Les régions ensoleillées semblent attirer davantage : la Corse, la Guadeloupe et la Martinique comptent en moyenne 350 Idel pour 100 000 habitants , suivies des régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur, alors que la moyenne nationale est de 190 pour 100 000 habitants.

Coûts

Comme l’année précédente, le reste à charge pour les ménages diminue : environ 210 euros par habitant par an. « La France est le pays de l’OCDE où les ménages sont le moins mis à contribution financièrement. », note le rapport. Ce sont là encore des orientations politiques qui sont à l’origine du faible RAC : la prise en charge par la Sécurité sociale de traitements médicamenteux innovants et onéreux, ont augmenté les financements apportés celle-ci. La Drees note également une légère augmentation de la prise en charge par les organismes complémentaires.

Par ailleurs, le rapport permet également de tordre le cou aux préjugés et note que l’État et les organismes de base financent la la CMU-C, pour une part très faible au titre de, soit 1,5 % en 2018.

Sandrine Lana

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