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04/09/2019

Bientôt des IPA urgentistes

La ministre de la Santé a dévoilé lundi dernier une série de mesures destinées à soulager les urgences en surchauffe. Parmi elles, on trouve la création d’une mention « Urgences » pour les infirmières de pratique avancée (IPA), ainsi que le renforcement de certains protocoles de coopération.

Un nouveau métier. C’est ce que la profession infirmière retiendra des déclarations faites par Agnès Buzyn lundi dernier, lors d’une visite au CHU de Poitiers, pour améliorer le quotidien des services d’urgence en grève depuis des mois. La ministre de la Santé a en effet annoncé la création d’IPA spécialisées dans les urgences. Celles-ci « pourront directement prendre en charge les patients (diagnostic à l’aide d’un algorithme, réalisation d’actes techniques en autonomie, prescription d’imagerie) », selon les termes d’un communiqué diffusé par l’avenue Duquesne.

Cette proposition est issue du travail du député-urgentiste « En Marche » Thomas Mesnier et du Pr Pierre Carli, président du Conseil national de l'urgence hospitalière (CNUH), qui doivent rendre un rapport sur les urgences à l’automne mais qui ont déjà fait part de leurs premières orientations à Agnès Buzyn la semaine dernière. Et pour Patrick Chamboredon, président de l’Ordre national des infirmiers (ONI), il y a toutes les raisons de se réjouir de l’arrivée prochaine des IPA urgentistes. « C’est une idée que nous avions poussée lorsque nous avons été auditionnés par la mission Carli-Mesnier, et c’est une avancée pour la profession », déclare le patron de l’Ordre.

En route vers l’autonomie

« Les IPA ne sont pas la solution totale pour l’ensemble des problématiques que nous connaissons aux urgences et qui durent depuis des années, nuance Patrick Chamboredon. Mais les rapports, et notamment ceux de la Cour des comptes, montrent bien qu’une partie des patients qui arrivent aux urgences relèvent plutôt de la "bobologie" et n’ont pas nécessairement besoin d’être vues par un médecin. »

En plus de la création de ces IPA urgentistes, le ministère de la Santé a par ailleurs souhaité renforcer l’autonomie des infirmières aux urgences en donnant « un coup d’accélérateur » aux protocoles de coopération concernant les sutures et les plaies. Ces mesures n’auront cependant pas d’effet immédiat sur les services actuellement en grève : les programmes des masters de pratique avancée « Urgences » doivent d’abord être définis, et les infirmières qui souhaitent s’y inscrire ne pourront le faire qu’à la rentrée 2020. Les premières IPA urgentistes n’arriveront donc au chevet des patients, au mieux, qu’à la fin de l’été 2021.

Adrien Renaud

Les dernières réactions

  • 04/09/2019 à 18:28
    Oli
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    Encore du foutage de gueule ! Ce n'est pas ça qui va résoudre le malaise des personnel en surcharge de travail. Et pour info pas besoin de ces IPA urgentistes: il y a déjà des infirmiers spécialisés et formés à l'urgence : les IADE. Mais ça n'etonnera personne que l'idée vienne de Carli qui veut déjà se débarrasser des IADE dans les SMUR. Pourquoi donc si c'est pour remettre des infirmiers spécialisés dans la prise en charge de l'urgence !
  • 04/09/2019 à 22:58
    Kamlat
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    la création d'IPA et l'élaboration de plus de protocoles contribuent favorablement a urgences a gérer le temps d'attente , sans pour autant soulager la surcharge , car á mon avis il faut mettre en oeuvre une approche globale visant ã améliorer la coopération entre les différents acteurs concernés par les urgences .
  • 05/09/2019 à 18:04
    DROL21
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    La problématique des urgences c'est en grande partie pouvoir limiter les admissions, que l'on sait exponentiels, et les mettre en regard des moyens. Ce n'est pas un rajoutant une étape de plus dans la prise en charge aux urgences (Accueil, IAO, Externe, interne, IPA, urgentiste) que l'on améliorera la prise en charge des patients.
    Alors si une IPA de premier recours/urgentiste devait être créée c'est en amont des urgences qu'elles devraient Etre pour limiter la venue des patients.
    C'est donc en libéral ou dans les maison de santé que les IPA ont leurs places et non dans les services d'urgence ! Ajoutons y plutôt des médecins correspondants pour IPA en télé médecine et nous avons peut être le début d'une solution pérenne.

    Etre infirmier DE c'est appréhender la personne dans sa globalité et pouvoir mettre en oeuvre son art dans toutes les spécialités médicales. Pas de « tuyaux d'orgues » pour nous!
    Multiplier les « spécialités » d'IPA c'est s'enfermer dans une logique médicale de sectorisation qui serra délétère pour les patients et la profession! Faudra t'il repasser par « la case DE » et refaire une formation d'IPA pour changer de spécialité?
    Pas de quoi se réjouir d'autant qu'il existe déjà des IADE....

    En mettant les IPA sous « tutelle médicale » la profession ne pouvait rien gagner !
    Pour preuve, en place de missions en regard de compétences , on nous impose une fois de plus « une liste d'actes » choisies par le corps médical.
  • 06/09/2019 à 08:23
    Peter
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    On se fout de notre gueule une nouvelle fois.
    Rien ne change. Après LMD une nouvelle fournée d' IPAD.
    NON ET NON....Revaloriser les salaires de tous les infirmiers pour commencer.
    Au lieu de saupoudrer des fonctions supplémentaires. Aucun sens Madame la Ministre.
    Un absentéisme comme jamais. Un abandon des jeunes diplômés. Ce n'est pas la solution.
    Une mission supplémentaire.
    Les soignants sont bien trop gentil...
    Une vraie grève générale bloquerait le système en 8 jours.
    Et la vous chaneriez votre politique et votre égard envers les soignants.
    Une honte cette profession.
    Salaire de misère.
    Conditions de travail merdiques.
  • 11/11/2019 à 18:43
    popeye
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    Les IADE ne st pas des infirmiers urgentistes !
    ils pallient a un vide jamais comblé jusqu alors
    IADE veut dire infirmier anesthesiste ... sa place est principalement au blic et en SSPI
    Le fait qu il soit habilite a intuber ne fait pas de lui 1 infirmier urgentiste ! Mais chacun tire la couverture a lui, les docs disent ah non c est nous le nombril du monde, les IBODE Ah non les sutures c est nous et les IADE Ah non l intub c est nous ... ce ne st que des gestes techniques ... perso j ai jamais vu un IADE au SAU ni en Rea donc ... le fait qu on puisse etre forme pour intervenir sur protocole que ce soit pour le dechoc ou la traumato c est une excellente nouvelle qui porte vers le haut notre profession alors les aigris voyez plus loin que votre nez et ceux reellement interesses par les URG et bien rien ne vous empeche de vous former il y a les DU et demain les IPA
    Tchuss
  • 12/11/2019 à 08:10
    Peter
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    Bonjour Popeye.
    Arrêter de vous résigner.
    Ce n' est pas là solution. Il revaloriser la profession pour commencer un salaire à sa juste valeur. Enfin des jeunes qui resterons et se formerons.
    Ça suffit d' être des moutons.
    Bye bye la cornette.!!!!
    Cordialement.
  • 12/11/2019 à 09:12
    popeye
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    Mais qui a dit que l IPA aux urgences devait desengorger quoi que ce soit ? 2 ans d etudes et de specialisation juste pour desengorger ba mince je prefere aller rue St Denis c est moins cher et plus efficace
    L IPA en nephro onco ou geriatrie sont des infirmiers specialisés d un niveau superieur et donc plus autonome vis a vis du corps medical Il faut arreter de penser comme étant des petites mains de medecins ... un jour un de ceux là a dit a une collegue vous les infirmiers vous etes dans l action et la reaction, quelle horreur cet imbecile nous ampute la reflexion
    C est ce systeme pyramidal qui fait perdre du temps de l argent et de l efficacité deletere aux patients ... parfois, pardon souvent nous devons negocier des prescriptions avec des medecins qui sont decideurs a propos de sujets qu ils maitrisent bien moins que nous C est idiot
    Exemple les pansements entre bien d autres actes
    Medecin c est un metier Infirmier egalement et l evolution fait qu il doit y avoir repartition des competences Au SAU un IAO bien rodé va anticiper les prelevements bio et envoyer directement un trauma de membre faire ses radios ... et bim 1h de gagné
    Nous avons deja nos diagnostiques infirmiers ils sont pour le moment superficiels mais nombreux, pour les plus anciens d entre nous ils savent quelle lutte cela fut face à nos tuteurs medicaux pour qu ils nous les accordent hors aujourd hui nous prenons la route de l emancipation Et si le COI doit servir a quelque chose c est bien à ça principalement
  • 12/11/2019 à 22:09
    Oli
    alerter
    Popeye

    Désolée de vous contredire mais les iade ne sont pas que des infirmiers formés à l'anesthésie, ils sont aussi formés à l'urgence, que ce soit au bloc ou hors bloc, comme dans les smur où d'après le décret ils doivent être préférés aux ide en raison de cette formation justement qui ne se limite pas à de la technique mais à un paquet de pharmaco et physiopath
  • 13/11/2019 à 07:37
    DROL21
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    Effectivement c'était plus explicite à travers le titre antérieur ISAR Infirmiere spécialisée en anesthésie et réanimation. La nécessaire adaptation au poste de "spécialité " médicale des IDE ne doit pas dériver vers une sectorisation de la prise en charge par les infirmiers à travers la généralisation des IPA ce serait la fin de l'universalité de notre formation et de la vision globale des patients . Ce qui fait tant défaut chez nos collègues médecins non généraliste et ce que nous patients recherchons toujours.
  • 13/11/2019 à 08:02
    popeye
    alerter
    De toutes facon d accord pas d accord
    Il y aura une specialisation urgence en plus du D.U urgences deja existant et c est un point tout a fait positif pour l ensemble de la profession
    Et sur le terrain je n ai jamais mais alors jamais croisé un IADE au SAU ni en réa peut etre parceque son coeur de métier est dans l intitule de sa spe ...
    Que l IADE soit formé a l urgence c est normal l urgence en bloc ou en SSPI ca arrive
    Qu un IDE souhaite se specialiser au SAU avec les specificites de ce service de l IAO au dechoc en passant par la gypsotherapie la suturation, la pediatrie la gyneco c est indispensable
    J ai beau lire et relire le referentiel de formation de l etudiant infirmier anesthesiste on n y est pas.
    Vous me parlez de formation aux gestes d urgence a l utilisation des drogues etc des activites que tout IDE travaillant aux urgences realises chaque jour deja. Et le service ce n est pas que ça Ce que les IDE urgentistes necessitent c est une formation leur permettant de developper leur art specifiquement dans ce domaine et ce service uniquement et non une formation a l urgence informelle
    Les urgences ce n est pas l urgence et c est la peut etre que vous vous meprenez un patient en risque vital est stabilisé puis transfere au bloc ou en rea on n embauche pas un infirmier avec 5 annees de formation pour intuber et poser des pse de propofol c est inutile les IDE savent deja le faire
    Embaucher un IADE pour devoir le former a la gypso a l IAO a la ped/gyneco a la suture .. pk le prendre alors ? Ils coutent plus cher sont moins nombreux et leur qualification ne les rend pas immediatement operationnels a tous les postes du SAU
    On peut encore developper

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