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04/07/2019

Hospitalisations : moins longues et dans moins d’établissements de santé

Entre 2013 et 2017, un établissement de santé sur 20 a disparu, selon le ministère de la Santé qui en publie un panorama, offrant un état des lieux à la fin 2017.

Aujourd’hui, les structures privées sont plus nombreuses que les publiques lorsqu’il s’agit d’hospitalisation à temps complet ou partiel : en 2017, on comptait 1 364 entités du secteur public (CHR, CH, CHS ou unité de soin de longue durée) pour 1 682 établissements privés (cliniques ou privés non lucratifs, dont quelques centres de lutte contre le cancer).

Sous l’effet de réorganisations et restructurations, vingt-six lieux d’accueil ont disparu depuis 2013, principalement des établissements de soins de longue durée et des hôpitaux locaux. Dans le privé, la baisse du nombre d’établissements est toutefois balancée par l’éclosion de cliniques privées dédiées aux soins de suite et de réadaptation (SSR). Il est à noter que les prises en charge les plus complexes se font majoritairement toujours dans le secteur public, notamment en psychiatrie.

Mais davantage de prises en charge !

Malgré cela, il y a eu davantage de prises en charge, mais celles-ci ont été de moins longue durée. « En 2017, les établissements de santé comptaient 400 000 lits d’hospitalisation à temps complet, soit 69 000 lits de moins qu’en 2003. En court séjour, ces évolutions ont été rendues possibles par des innovations en matière de technologies médicales et de traitements médicamenteux (notamment en anesthésie) qui permettent d’effectuer en toute sécurité un nombre croissant d’interventions en dehors du cadre traditionnel de l’hospitalisation avec nuitées », indiquent les experts. En parallèle, le nombre d’hospitalisations complètes est stable.

Ces changements de prise en charge sont notamment dus au développement d’alternatives, comme l’ambulatoire et l’hospitalisation à domicile (HAD). En 2017, il y avait d’ailleurs 300 établissements HAD en France, capables de prendre en charge simultanément 17 500 patients et patientes.

Enfin, le rapport de la Drees confirme un ressenti bien présent dans les équipes : le manque de moyens. Outre un déficit qui se creuse, ce sont aussi les politiques publiques qui ont un effet sur la santé financière des établissements publics. « Le taux d’investissement continue de se replier, après plusieurs années d’investissement soutenu par les plans nationaux Hôpital 2007 et Hôpital 2012. Il atteint 5,7 % en 2017, son plus bas niveau observé depuis 2002. »

Sandrine Lana

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