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22/05/2019

Entrée en Ifsi : quel est le premier bilan de Parcoursup ?

Les étudiants en soins infirmiers qui feront leur rentrée en septembre 2019 n'auront pas été sélectionnés sur concours, mais via la plateforme Parcoursup. Un premier bilan du dispositif a été dressé ce mardi, lors d'une conférence donnée au Salon infirmier à Paris.

C’est fait : le concours infirmier est mort et enterré, remplacé par la plateforme Parcoursup, qui a commencé il y a une semaine à donner ses premiers résultats. Quel bilan, encore provisoire, peut-on tirer du grand chamboulement de l’accès aux formations infirmières ? Telles est la question à laquelle s’est attaquée une conférence organisée ce mardi, dans le cadre du Salon infirmier. Au micro, deux cadres de santé formatrices, membres du Comité d'entente des formations infirmières et cadres (Cefiec) : Isabelle Bayle et Michèle Appelshaeuser.

Premier constat : le changement a été assez radical. « Jusqu’à l’année dernière, la sélection était effectuée par les instituts, et maintenant, elle est territoriale », a expliqué Michèle Appelshaeuser. Autre modification de taille : le coût. « Le concours était payant, ce qui fait que certaines personnes pouvaient peut-être ne pas se présenter car elles ne pouvaient pas payer, a indiqué la cadre. D’autre part, le fait qu’il y ait un écrit et un oral pouvait dissuader, nous espérons qu’il y aura maintenant plus de candidats. »

Un dispositif perfectible

C’est d’ailleurs bien ce qui s’est passé, puisque cette année, les formations infirmières ont été les plus demandées sur Parcoursup. Mais ce succès ne doit pas faire oublier que des progrès sont encore possibles. « Comme pour tout démarrage, le dispositif est perfectible », a estimé Isabelle Bayle. Parmi les nombreux points à améliorer, on trouve selon elle une certaine méconnaissance du métier d’infirmier dans les milieux de l’Education nationale.

« Les professeurs, les conseillers d’orientation ne connaissent pas notre métier, ils ne savent pas orienter les jeunes qui veulent aller vers le soin, a-t-elle déploré. On entend parfois des professeurs de mathématiques ou de biologie dire à des élèves qu’ils ont de trop bons résultats en sciences, et que la formation infirmière n’est pas faite pour eux. Et, au contraire, on voit des gens qui sont identifiés comme faits pour ce métier, alors qu’ils ont 2 en maths, 4 en bio et 3 en français. »

Et d’après Isabelle Bayle, c’est bien l’avenir de la profession qui se trouve ici en jeu. « Il faut que les gens soient au niveau, s’est-elle exclamée. Parcoursup, c’est l’universitarisation, les masters, les doctorats, les pratiques avancées. Si les étudiants n’ont pas les bases méthodologiques, ils ne pourront pas faire de parcours universitaire. » Qui a dit que les infirmières manquaient d’ambition pour leur métier ?

Adrien Renaud



L'intégration en Ifsi en fonction des profils

À lire dans « L'Infirmière Magazine », n° 405

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Les dernières réactions

  • 22/05/2019 à 13:47
    Pierre
    alerter
    Je rejoins totalement l'analyse et les propos d'Isabelle Bayle sur le niveau requis et l'urgence ABSOLUE de modifier les représentations des enseignants et proviseurs de lycées qui ont une vision totalement erronée de la profession, de ses responsabilités et du niveau requis pour former de bon cliniciens capable de raisonner, de calculer, de rédiger et de prendre des décisions !
  • 22/05/2019 à 13:48
    Pierre
    alerter
    pardon : de "bons cliniciens capables..."
  • 22/05/2019 à 15:24
    Aline
    alerter
    Bonjour
    En tout cas c est trop nul pour les Aide soignantes car nous , qui sommes dans le médical nous devons passer un concours .
    Illogique
  • 22/05/2019 à 15:27
    Floche
    alerter
    L'article est assez réducteur. L'oral et les tests psychotechniques en ont dérouté beaucoup mais lorsque nous sommes motivés pour suivre la formation diplômante d'infirmière, nous fonçons. Les professeurs connaissent mal le métier. Il y a assez de films, de reportages, d'articles, de documentaires, de sites sur les métiers paramédicaux pour en avoir un aperçu. Cessons de catégoriser les personnes qui n'ont pas eu de baccalauréat ! Et celles qui n'ont pas été très doués en maths. J'ai l'exemple typique d'une femme qui a un BEP sanitaire et social, qui avait 2 ou 3 de moyenne en maths, qui a passé les épreuves de concours infirmier (oral et test psychotechniques) avec succès. Infirmière, elle continue de se former pour suivre un diplôme universitaire. Il n'y a pas que le bac comme droit de passage. Il y a la motivation, la volonté et le goût de l'effort, du travail. Il y a aussi l'amour de ce métier. Par ailleurs, certains étudiants ayant eu leur baccalauréat ont aussi des lacunes : de ne pas donner de sens à ce qu'ils font. Ce métier demande des qualités de savoir être, de savoirs faire.
  • 22/05/2019 à 18:28
    Maud
    alerter
    Bonjour,
    Attention à ne pas généraliser ! Je suis professeur en filière st2s et ancienne infirmière, comme beaucoup de mes collègues enseignant les sciences médico sociales. Nous faisons un travail important d’accompagnement des élèves dans leur choix d’orientation et jamais nous ne mettons un avis favorable à un élève qui ne nous semble pas avoir les compétences nécessaires pour réussir en IFSI.
    Personnellement j’ai intégré l’IFSI après un bac L, après quelques années d’exercice, j’ai repris un parcours universitaire. Avec parcoursup pas sûre que mon parcours peu scientifique est été sélectionné ...
  • 22/05/2019 à 18:34
    Un professionnel
    alerter
    Je crois que les premiers enseignements de Parcoursup ne sont pas à la hauteur de la réalité et on cache vraiment la vérité (décisions du CEFIEC oui de l'université de minimiser les résultats désastreux de ce dernier ?). La réalité est tout autre. certes le concours était payant, mais pour avoir fait la sélection en tant que cadre de santé formateur, j'ai vu des choses aberrantes de la "sélection sur dossier" et j'ai bien peur les promotions à venir. Nous avons vendu notre âme au diable, et nous et la population paieront au comptant les conséquences à venir de cette "pseudo" sélection. Nous retrouvons les mêmes travers que l'année dernière avec des candidats non à la hauteur pris dans certaines filières au détriment des bons ! Même si l'oral était assez difficile pour certains, cela permettait de voir le candidat. Là une simple lettre de motivation (faite par le candidat ???) ne m'a pas permis de choisir un futur étudiant. Comme le dit Floche : "ce métier demande des qualités de savoir être, de savoir faire" (je rajouterais de savoirs) que l'on ne peut mesurer sur une simple lettre de motivation. Je suis dégouté de cette mascarade !!!!
    Quant au fait qu'il faut avoir un bac, Floche c'est faux, puisque toute personne ayant 3 années d'activité professionnelle (sans bac) quelque soit l'activité (donc non para-médicale) pouvait déposer un dossier sur Parcoursup.
  • 22/05/2019 à 19:37
    Professionnel IFSI
    alerter
    Pour rectifier ce qui vient d'être dit au regard des textes, il ne s'agit pas de 3 années d'activité professionnelle mais 3 années d'adhésion à un régime de protection sociale (donc même à mi-temps ou avec une inscription au Pôle Emploi sur le parcours); et non pas pas pour s'inscrire à Parcoursup, mais pour présenter les nouvelles épreuves de sélection organisées pour un minimum de 33% des quotas des IFSI, en parallèle avec la sélection Parcoursup. L'inscription sur Parcoursup nécéssite obligatoirement un Bac ou un équivalent ou la reconnaissance d'équivalence de diplôme étranger par l'organisme ENIC NARIC.
  • 22/05/2019 à 21:31
    OXO
    alerter
    1900ème en liste complémentaire dans l'IFSI de ma ville .... après un bac S (mention Bien) une année de médecine et des journées découvertes dans des structures de soins, auprès d'IDEL ... et avec un formateur IFSI pou réaliser le dossier

    Pour info 12ème dans un IFSI d'une autre région !
  • 22/05/2019 à 22:04
    cat professionnelle idel
    alerter
    he bien parcoursup je ne pense pas que se soit une bonne idée pour selectionner les meilleures futures infirmières vraiment motivées !! pour ma part je n'etais absolument pas une bonne élève en math quand je me suis inscrite aux concours infirmiers et malgré cela je suis infirmière depuis 30 ans bientot (1989) et je pense etre une bonne infirmière j'adore mon métier et j'ai travaillé dur pendant mes études car j'etait motivé +++++ car c'etait le métier que je voulais faire pour moi c'etait une vocation et ça l'est toujours : pour certaines qui ceux sont inscrites sur parcoursup qui sont super motivées et ont des mauvaises notes ne seront peut etre jamais infirmières parcequ'elles n'auront jamais l'occasion de demontrer leur envie inextriquable d'etre une infirmière parce que c'est leur vocation . Ma fille elle meme se trouve dans cette situation et elle est desespèrée : elle m'a dit en decouvrant le resultat du classement Maman je ne serais jamais infirmière !!!!! en pleurant .Je suis très très deçue de tout ceci !! mais ou allons nous :une derive des soins apportés aux patients qui eux n'ont rien demandé juste que l'on s'occupe d'eux alors svp formez des infirmières parce que ce sera leur vocation et nos patients seront bien soignés par des infirmières bienveillantes et compètentes.merci
  • 22/05/2019 à 22:17
    OXO
    alerter
    petite question .... comment classer des lycéens qui sont en terminale et qui préparent des bacs différents ??? bac S, bac prof, bac STG, bac africain, .... je ne comprend pas !

    Pour le dossier il s'agit essentiellement de déclaratif ....dossier réalisé en prépa, avec des profs (même dossier pour toute la classe) ou pour la majorité des lycées avec les parents ...
  • 23/05/2019 à 08:37
    ASIDE83
    alerter
    Je trouve le discours de Mme Bayle élitiste et non représentatif des besoins globaux des terrains. Bachelier ou non ; il y a sur dans les structures de soins des IDE compétents capables de faire des diagnostics infirmiers et de mettre en place des actions adaptées . Pour ce qui est des mathématiques , il faut rester humble, les calculs demandés ne sont pas d'un niveau BAC S .Une personne soucieuse du risque d'erreur a de nombreux moyens de vérifications. l'erreur ne vient elle pas parfois d'un excès de confiance ? mettre un filtre en valorisant la filière scientifique est à mon sens une erreur .De nombreux recalés de PACEs en filière IDE ont certes le niveau scientifique souhaité mais sont souvent déçus par les oins en lien avec le rôle propre infirmier. De nombreux abandons ont lieu en première année . Difficile pour certains d'être confrontés à la douleur , aux odeurs , aux corps meurtris.Difficile de réaliser une toilette et de changer une protection souillée. Ma crainte est de voir pointer à l'horizon des infirmiers amputé du rôle propre .Le patient qui devrait rester au centre des préoccupations, se retrouvera à terme segmenté ! une portion pour le médecin , une portion pour l'infirmier et une portion pour l'aide-soignant . L'universitarisation de la filière infirmier est une chance mais ne fermez pas la porte à tous ces jeunes et moins jeunes qui souhaitent faire ce métier et qui n'ont pas de BAC scientifique mais qui veulent apprendre à prendre soin .
  • 23/05/2019 à 09:01
    oxo
    alerter
    je suis formateur IFSI ... et suis d'accord. Le bac Scientifique n'est en rien synonyme de professionnel "compétent"

    Mon questionnement était sur le "pseudo" classement des lycéens qui souhaitent intégrer les IFSI ... et de l'impossibilité (enfin pour moi) de comparer des moyennes (voir constante macabre) de lycéens préparant des bacs différents

    et puis 1900eme dans un ifsi et 12ème dans l'autre c'est questionnant ?
  • 23/05/2019 à 11:11
    Once
    alerter
    Parcoursup c'est une grosse marade !!!
    Une jeune fille que je connais est accepté à Paris alors qu'elle est de la région Auvergne-Rhône-Alpe et pas une place dans cette région... enfin... si....mais en liste d'attente mais impossible car 2500°... non mais allo ???? pourquoi ???? bref... je ne suis absolument pas convaincu par ce système
  • 23/05/2019 à 13:26
    Mumu
    alerter
    Bac G en1989, Ifsi croix rouge Paris 1990/1993. Hyper motivée par ce métier, 7 ans de réanimation avec des calculs de doses, des conversions en gamma/kg/minute... pas besoin d un bac S. Actuellement en liberale depuis 15 ans, je suis toujours aussi passionnée !! J ai pu suivre un cursus de 2 ans en clinique infirmière, éducation thérapeutique.. Avec un dossier très moyen en terminale , aucune chance avec parcours sup!! Les IFSI auraient dû garder la main . C est sur la profession évolue et c est très bien mais la motivation et l empathie sont la base du cœur de métier. La profession offre une diversité d exercice mais n oublions pas les fondamentaux !!
    Je remercie tous les jours cet IFSI de m avoir donné ma chance. A 50 ans je suis toujours de bonne humeur en allant exercer un métier que j adore.
    Le bilan de parcours sup se mesurera au taux d abandon en cours de cursus.. À suivre
  • 23/05/2019 à 13:38
    oxo
    alerter
    attention je ne dis pas que le bac scientifique est le Graal pour entrer en formation (et réussir) ...

    je parle de la disparité des "pseudo" classements entre deux IFSI de deux régions
  • 23/05/2019 à 15:26
    Patrice
    alerter
    Ne pas se méprendre : les nouvelles modalités d'admission à l'IFSI comme dans bien d'autres formations relèvent d'une formation sélective. Même si cela est clairement précisé sur Parcoursup, il est largement oublié de dire dans les communications au public que la réglementation a modifié les éléments de sélection. Réglementairement le concours n'existe plus depuis plusieurs années en IFSI et en IFAS : nous sommes passés à de nouvelles modalités d'épreuves de sélection.
  • 23/05/2019 à 19:15
    Marmotte
    alerter
    La question est de savoir comment les IFSI font la sélection. La différence de classement peut s'expliquer par plein d'éléments différents : est-ce que l'IFSI a privilégié la proximité géographique ? le lycée d'origine ? le bac d'origine ? les appréciations des enseignants ? l'avis des enseignants (favorable, non favorable...) ? les notes ? la motivation ? est-ce que c'est un déçu de médecine ou un vrai candidat motivé ? Ensuite il y a des éléments extérieurs : est-ce un IFSI très demandé ? Car les IFSI c'est comme les autres, il y a un "classement" celui est bon l'autre pas, celui-là a de bons lieux de stage, etc... Parcoursup c'est aussi le moyen de s'ouvrir à d'autres profils qui ne présentaient pas le concours : je n'y arriverai pas, c'est trop cher...
    Cette universitarisation c'est aussi le moyen de permettre à ceux qui se seront trompés, qui n'ont pas la vocation ou pas le niveau de trouver une passerelle et de ne pas rester sur un échec. C'est aussi une chance de s'ouvrir à la recherche, de mélanger les intervenants... Le monde de la santé évolue (sans jugement de ma part, c'est un fait) donc il est temps que la formation infirmière suive le mouvement. Ce qui pour moi est un problème dans cette tendance, ce n'est pas Parcoursup c'est le risque de la main mise de la formation infirmière par les facs de médecine.
  • 24/05/2019 à 13:46
    Viviane l
    alerter
    Prépa pour le concours ifsi et dans le choux prévenue décembre 2018 qu il n y a plus de concours 1701 en liste d'attente qui me remboursé mes 2000e une honte
  • 24/05/2019 à 14:03
    Elaine
    alerter
    Bonjour, je suis prof en ST2S. Nous avons consacré environ 40 heures pour l'orientation. Je suis de formation CESF et ma collègue infirmière. Je pense que parfois les COPSY sont à côté de la réalité et peuvent donner des conseils très décalés qu'il faut déconstruire. Par exemple la possibilité de faire un IFSI en apprentissage dès la première année...
    Il faut savoir que même si on déconseille certaines filières pour certains élèves, ils restent les SEULS décideurs.
    J'ai 4 élèves de terminale ST2S qui ont obtenu une place en IFSI pour le moment, et la sélection me semble très cohérente, le profil correspond aux attendus.
  • 24/05/2019 à 14:46
    oxo
    alerter
    Ce sont surtout les bacs profs qui ont des difficultés
  • 24/05/2019 à 22:10
    Cat
    alerter
    Mon fils est 900 ème dans notre région et pris à 500kms de chez nous. Comment peux t on prendre un jeune de 17 ans si loin sachant qu aucun propriétaire ne veut louer un appartement à un mineur qui pourtant est attiré par ce métier depuis son plus jeune âge, un jeune qui à ses diplômes de secouriste qu il pratique depuis 2 ans à la protection civile, un jeune qui à fait des stages avec des ambulanciers qui travaille avec le 15 et qui à eu d excellents encouragements du proviseur du lycée, je pense qu'à un moment il faut se poser des questions sur le recrutement
  • 24/05/2019 à 22:32
    Pierre
    alerter
    Bien entendu qu'il ne fut pas privilégier exclusivement les bacheliers S comme cela se fait dans les autres filières paramédicales. Mais étant formateur en IFSI, je peux vous assurer que les bacheliers professionnels (ASSP…) sont très rapidement et dans leur majorité en grande difficulté, voire en échec. C'est un fait. Il s'agit d'une formation universitarisée dans laquelle de plus en plus de cours sont réalisés par les facultés elles-mêmes (biologie fondamentale par la fac de sciences, pharmacologie par la fac de pharma etc.). Il est donc normal que nous attendions un certain niveau que les bac pro et certains bac techno n'ont pas. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que les missions et responsabilités des infirmier(e)s évoluent sans cesse, que les pathologies et les situations cliniques sont de plus en plus complexes et que les contextes organisationnels sont de plus en plus contraints ! Dès lors, nous devons mettre sur le marché de l'emploi des professionnels aptes à réfléchir, à calculer, à évaluer des situations cliniques et prendre des décisions rapidement. Encore une fois, être gentil et avoir fait des stages en EHPAD ne suffit pas, même si je peux comprendre la déception de certains. Notre profession ne se résume pas à faire des piqûres et des pansements !
  • 24/05/2019 à 22:55
    mumu
    alerter
    Je suis d accord avec votre vision de la profession, par contre etant terrain de stage en liberal, notre cabinet doit régulièrement recadrer certains stagiaires .. Ils ne seront pas tous cadres et la grande majorite fera encore des pansements et des piqures.

    Je pense que remettre de l humain au cœur du metier ne doit pas se discuter…
  • 24/05/2019 à 22:58
    oxo
    alerter
    tout a fait d 'accord avec Pierre ... c'est ce que l'on voit tous les jours dans nos pratiques
  • 25/05/2019 à 00:14
    Marmotte
    alerter
    Bonjour je suis coordinatrice pédagogique dans une école d'enseignement sup. Pour les bac pro pourquoi ne pas leur conseiller une année de préparation aux études universitaires afin de se donner les moyens de réaliser sa vocation infirmière (ou en découvrir une autre) avec le DU Paréo de Paris Descartes par exemple. Formation qui fait des petits au niveau national. Et je vous rappelle que c'est à peine 27% de réussite en licence en 3 ans (un peu plus si on prend l'obtention de la licence en 4 ans). Ça fait juste 1 sur 3. Ne vous déplaise mais tout le monde n'est pas fait pour les études universitaires après le bac. Ça concerne tout le monde. Un prof en L1 maths info m'a dit "si le bac S préparait aux études scientifiques ça se saurait". D'ailleurs les écoles d'ingénieurs font 50% voire plus de leur recrutement parmi les bacheliers techno. J'ai vu un prof de droit en L1 faire un test de français et dire que si les étudiants ont au-dessus de 15 "ils iront en soutien en revanche pour les autres ils n'ont pas leur place ici donc ce n'est pas la peine de s'en occuper". Est ce que malgré toute leur bonne volonté les bacheliers sont prêts pour cette réalité ?
  • 25/05/2019 à 07:39
    oxo
    alerter
    La problématique est politique ... 90 % de bacheliers.
    Les bac profs sont les BEP sanitaire et sociale des années 2000 et comment ça se passe au lycée ... "tu es bon un bac S moins bon bon ES ou L ... si les résultats sont moyens un bac techno ... et puis si c'est plus compliqué un bac prof"
  • 25/05/2019 à 12:23
    Pierre
    alerter
    En effet, je rejoins Oxo. Et je rajouterais même que la qualité du raisonnement et l'attitude en cours et en stage ne sont pas les mêmes entre un bac pro et un bac général. Par contre Mumu, votre commentaire m'interpelle car si nous sommes d'accord sur le fait que les étudiants, une fois diplômés feront bien sûr des piqûres et des pansements, eh bien il faut aussi qu'ils sachent analyser un bilan sanguin pour repérer une anomalie et suspendre le traitement si besoin ou évaluer le stade de la plaie pour mettre en place le pansement adapté. Tout ça nécessite des connaissances et un minimum de matière grise non ? ...il n'a jamais été question dans mon commentaire de former des cadres… mais de former des infirmiers cortiqués qui puissent asseoir leur leadership dans une équipe de soins, pour se faire respecter et pour se faire considérer, tout simplement.
  • 25/05/2019 à 15:48
    Mumu
    alerter
    Complètement d accord sur le besoin de matière grise, par contre très septique sur les exemples proposés. Le raisonnement clinique va s acquérir avec l expérience et sur le terrain.. il est certain que des actes du roles propres vont se retrouver délégués aux AS, que certains actes médicaux reviendront aux IDE.. par contre concernant les plaies , sachez que l on peut se former en DPC en permanence.. Ce qui me gêne surtout c est que l on puisse encore penser qu un bac S est un graal pour tout..en 2019
    Sûrement une capacité de travail accrue mais souvent un manque de sens pratique. Je soutiens tout à fait le cursus universitaire du diplôme, car la lutte pour ne plus être de simples exécutrices doit passer par ce biais. Je dis juste que c est un métier en perpétuel évolution qui permet de se former en permanence.
    Perso BAC G ( ex bac poubelle)... certifiée en éducation thérapeutique, 2 ans de raisonnement clinique(CADCI) , dans un réseau de cicatrisation pour se former en permanence.. et j espère pouvoir passer un DU de gérontologie prochainement.. je trouve inquiétant cet afflux de bac S sur parcours sup cette année, cela m interpelle..
  • 25/05/2019 à 19:40
    youyou
    alerter
    Détrompez-vous.... s'il y a un afflux sur Parcoursup, ce ne sont pas des bac S comme vous le pensez, mais des bac pro ! on est vraiment loin de la marrée scientifique que vous craignez ! ...et ce n'est pas de bonne augure non plus !
  • 25/05/2019 à 19:43
    oxo
    alerter
    Afflux de bac S sur parcours sup ... on ne sait pas !
    L'année dernière (concours) dans l'ifsi où j'exerce 25 % de bac S, 20 % de ST2S, 18 % de bac ES .... en première année
    Le bac S oui c'est le Graal pour TOUTES les formations .... il suffit de faire le tour d'un forum étudiant ( pour info : 41 % des enfants de cadres supérieurs obtiennent un bac S, contre moins de 5 % des enfants d'ouvriers non qualifiés)
    Pour les AS .... les instituts sont bien loin de remplir leurs bancs ... et on parle même de fermeture des IFAS (formation bac pro ASSP ... au lycée = AS)
  • 26/05/2019 à 09:41
    Pierre
    alerter
    Oui exactement Oxo. Nous devons craindre d'une flambée de candidats bac pro qui, dans la logique devraient continuer en école d'AS mais qui, pour des raison stratégiques se disent qu'ils ont tout à gagner en intégrant un IFSI sans avoir besoin de passer de concours, plutôt que de s'embêter à passer le concours pour entrer en IFAS ! Les taux d'inscription au concours en IFAS font d'ailleurs froid dans le dos puisqu'aucun institut ou presque n'arrive à faire le plein et dans notre région c'est encore pire puisqu'un IFAS avait moins d'inscrits au concours que de places disponibles !!!
  • 26/05/2019 à 15:08
    Mumu
    alerter
    Vos propos sont affligeants et dénigrants. Je quitte la conversation
  • 28/05/2019 à 15:23
    Maman poule
    alerter
    Quand j'en lis certains j'ai peur... pour info ma fille bac sti2s... 3 concours réussis 2 avec un oral a 18, et première année brillamment validé.... quand on veut on peut... tout le reste de vos estimations suppositions, transpositions n'est que blabla.
  • 28/05/2019 à 16:57
    oxo
    alerter
    c'est quand même la réalité sociale en France ... le bac S vous offre la possibilité d'entrer dans toutes les formations (je ne parle pas que des formations sanitaires). Peut on réussir par exemple l'entrée en France dans un institut de formation de kiné sans bac S ? non ... Ergo ? .... Manip radio ? sage femme ?

    Et puis une importante réforme sur l'universitarisation des formations infirmières est actuellement à l’œuvre .... cours réalisés par des profs d'université
  • 05/06/2019 à 11:17
    Triguigui
    alerter
    Que deviennent nos enfants qui aprés une prepa ecole infirmiere endettée pour payer cette formation et qui sont en millieme liste d'attente?
    Maman trés inquiete pour l'avenir de ma fille.nos enfants d'apres le directeur de l'etabissement et le gouvernement devaient valorisé
    Celina
  • 05/06/2019 à 12:44
    oxo
    alerter
    c'est valorisé .... d'un point
  • 05/06/2019 à 13:29
    Pierre
    alerter
    Il me semble absolument indispensable de remettre l'église au milieu du village car nombreux sont ceux qui estiment que parce que leur enfant à suivi une "prépa", il est obligatoirement admis en IFSI. C'est totalement FAUX et cela n'a jamais été le cas lorsque le concours était encore au menu ! Il a simplement été précisé que la prépa devaient être valorisée lors de l'examen dans Parcoursup, ce qui correspond à un item parmi tant d'autres ! Oxo a parfaitement raison.

    Je pense que des réajustement seront attendus pour l'an prochain et que le nombre de vœux possibles devra être revu à la baisse.
  • 08/06/2019 à 17:49
    JO
    alerter
    Maman en colère.
    On a fait miroiter à nos enfants que l'accès aux IFSI serait plus simple par PARCOURSUP. Ils y ont vraiment cru.
    Ma fille a fait une année de prépa après son bac ES.
    Valeur 2500 EUR. Ce n'est pas qu'une question d'argent.
    Elle a fait ses voeux sur plusieurs IFSI. En liste d'attente pour chacune. Quelle déception. Elle était effondrée.
    J'espère vraiment que les écoles qui font prépa IFSI ne proposeront plus cette formation dès la rentrée prochaine. C'était intéressant pour préparer aux concours, mais aucun intérêt par PARCOURSUP. Aucun élève de sa formation n'a été accepté, ils ont été refusés ou très loin sur listes d'attente.
  • 08/06/2019 à 18:27
    oxo
    alerter
    Les ifsi n'ont jamais demandé à intégrer parcoursup. C'est une décision politique .... Dans mon institut nous souhaitions maintenir au moins l'oral ... pour au moins rencontrer le candidat !

    Les prépa Madame "maman en colère" c'est un chiffre d'affaire colossal pour certains organismes de formation ... donc certains organismes n'hésitent pas à "mentir" ... Une prépa ne valide qu'un critère parmi d'autres ... et on peut le comprendre : payer 1000, 2000 euros .... ne peut pas être synonyme d'entrée en IFSI.

    Personnellement je viens à regretter l'épreuve écrite ou chacun (bac prof , bac STMG, bac S, jeunes, vieux, glandeurs, bosseurs ....) se débrouillait avec le même sujet. Même si on peut aussi questionner la notation à ces épreuves chacun "avait sa chance" ..... la nous sommes dans le flou le plus total (enfin moi je n'y comprend rien)
  • 08/06/2019 à 19:03
    Pierre
    alerter
    Oui je suis entièrement d'accord avec vous Oxo… on en revient à regretter les anciennes épreuves qui étaient finalement bien plus pertinentes en termes d'équité et de sélection (même si elles n'étaient pas la panacée.) Et encore une fois, avoir fait une prépa n'a JAMAIS été synonyme d'admission garantie !

    En espérant désormais que le CEFIEC et l'Enseignement Supérieur prennent acte du chaos de cette année pour réaliser les réajustement qui s'imposent…
  • 11/08/2019 à 20:57
    Christine
    alerter
    Bonsoir
    Je rejoins les réactions, parcoursup n a rien à voir avec le métier d infirmière, je suis fille d infirmière et maman d une fille qui était prête pour ses études et qui n a pas été retenue par parcoursup.
    Aucune chance n est donnée aux candidats qui ne répondent pas aux critères de parcoursup mais qui ont une réelle motivation pour ce métier ! Ma fille a fait une prépa infirmière, elle a fait un stage en hôpital, elle est allée aux
    Journées portes ouvertes, elle est bénévole à la croix rouge et aux restos du cœur et rien pour la rentrée . Je m interroge sur la sélection de parcoursup, c est très opaque et les réponses sont floues. Nous avons un gros décalage entre notre éducation nationale et les réalités de la société !
  • 11/08/2019 à 23:19
    oxo
    alerter
    Bonsoir
    Que va faire votre fille l'année prochaine ?
    Elle était classée sur une liste complémentaire dans un ifsi ? On pourrait encore la contacter même après la rentrée
    Vous pouvez contacter le responsable régional parcoursup pour avoir des explications ... explications parfois je l'avoue surprenante !
  • 12/08/2019 à 08:38
    Pierre
    alerter
    Malheureusement, avoir fait une prépa, un stage ou avoir participé à des journées portes ouvertes ne suffit pas à considérer qu'un candidat possède le niveau requis pour suivre la formation (car n'importe qui peut faire un stage ou participer à une JPO). Le niveau (scientifique notamment), n'a plus grand chose à voir avec ce que nous avons connu à l'époque. Par ailleurs, à lire les informations transmises par les candidats Parcoursup, nous avons été surpris par le nombre de jeunes qui soudain deviennent bénévoles (un véritable tsunami de bonnes âmes !)… bref, dans un dossier Parcoursup, le candidat y met ce qu'il veut et nous n'avons aucun moyen de nous assurer de la véracité de ces informations.
  • 12/08/2019 à 09:15
    oxo
    alerter
    c'est vrai qu'en étudiant les dossiers on pourrait se dire que les associations doivent déborder de jeunes bénévoles ...

  • 12/08/2019 à 18:40
    Christine
    alerter
    Bonsoir
    Serait il possible de faire confiance aux jeunes et de les croire quand ils parlent de leur engagement ? Ils ne sont pas toujours en train de calculer pour avoir un passe droit ou une promotion. Pour ma part je travaille avec des jeunes, hors éducation nationale, ils sont meilleurs que les personnes d aujourd'hui hui ! Ils ne se sentent pas concernés par la société incapable de tendre la main aux personnes âgées et aux jeunes. Ils ne sont pas dans le jugement ils veulent agir , le bénévolat leur permet d avancer , heureusement !
  • 12/08/2019 à 19:46
    Pierre
    alerter
    Venez voir ce que nous récupérons en IFSI (alors-même que, jusqu'à cette année, il y a avait un concours…) Je suis le premier à faire confiance aux jeunes mais je suis obligé de vous dire que même en IFSI, toutes les stratégies sont bonnes à être utilisées par les étudiants, jeunes bacheliers ou promo professionnelle ! Comme le dit mon collègue Oxo, les associations doivent être aux anges avec tous ces bénévoles au service des opprimés et des personnes âgées… et lorsque les affectations des stages sont affichées, la déception et les critiques en tout genre fusent quand il s'agit de réaliser un stage en EHPAD !

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