28/03/2014

AES : les infirmières libérales dix fois plus exposées que les hospitalières

62% ont connu un accident exposant au sang (1), la moitié d’entre elles dans l’année écoulée : c’est l’un des inquiétants constats de la première enquête sur le sujet, réalisée à la demande de la Fédération nationale des infirmiers.

Les résultats de cette étude, menée par le Groupe d'étude sur le risque d'exposition des soignants (Geres), ont été rendus publics mercredi 26 mars, à l’occasion d’une émission de « FNI TV », la chaîne du syndicat libéral sur internet. 1870 infirmières libérales ont répondu à cette enquête, qui met en évidence une surexposition et une méconnaissance de ces risques.

« Tant que les infirmières sont à l’hôpital, le système les protège »

« Ce sont des chiffres énormes, très inquiétants », s’alarme Philippe Tisserand, le président de la FNI. « Ce taux d’accident est dix fois supérieur à celui constaté en milieu hospitalier », analyse Gérard Pellissier, du Geres. Pour Christian Rabaud, PU-PH au service des maladies infectieuses du CHU de Nancy, « tant que les infirmières sont à l’hôpital, le système les protège. Quand elles en sortent, elles doivent engager une démarche volontaire »

Les principales mesures de prévention de ces accidents ne sont pas, non plus, respectées : 65 à 70% des infirmières libérales ne portent pas de gants ; 60% utilisent du matériel sécurisé, mais seulement 19% à chaque fois. Pour le président de la FNI, il faut « questionner ces pratiques », mais aussi poser « la question des moyens : le matériel sécurisé représente un surcoût qui n’est pas pris en compte dans le tarif des actes ».

52% ne connaissent pas la marche à suivre

Si 80% de ces infirmières ont eu le bon réflexe de laver la plaie à l’eau savonneuse et de la désinfecter, seules 19% ont consulté un médecin (idéalement un médecin d’un centre référent, dont il faut demander la liste à l’ARS). 52% ne connaissent pas la marche à suivre et 80% estiment que l’information à leur disposition est insuffisante. Philippe Tisserand s’est engagé à « alerter la ministre de la Santé sur le sujet. Un système de prise en charge clair des AES en milieu libéral doit être mis sur pied ».

Caroline Coq-Chodorge



1- Le Geres définit comme AES tout contact percutané (piqûre, coupure) ou muqueux (oeil, bouche) ou sur peau lésée (eczéma, plaie) avec du sang ou un produit biologique contenant du sang pour lesquels le risque viral est prouvé.

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