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20/11/2018

Intérimaire du spectacle

Jeune diplômé IDE, Tété raconte avec gouaille son quotidien de « super-héros à temps partiel » sur son blog. Ce mois-ci, dans « L'Infirmière magazine », il nous parle de son quotidien de travailleur intérimaire.

Je vais parler de mon expérience perso. J’ai adoré l’intérim. L’intérimaire, c’est un peu l’intermittent du spectacle de l’hôpital, souvent de passage, souvent en impro. C’est plutôt stressant, on arrive tous les jours dans un nouveau service (si on ne veut que des missions courtes), donc dans une nouvelle équipe et organisation. En intérim, nous ne sommes jamais doublés (tout du moins, je ne l’ai jamais été). DONC, cela suppose que vous devez être apte à assurer en solo. Il faut tout de même ne jamais oublier que si l’on n’est pas doublé, il y a toujours quelqu’un, un AS, une collègue dans un autre service. On prend le téléphone, on se renseigne.

L’intérim, ça veut aussi dire qu’on n’a pas d’équipe (bon, ce n’est pas toujours un désavantage). L’infirmier solitaire, haha ! On arrive, on fait la mission et on repart. Globalement, sous de nombreux traits, c’est un peu comme être étudiant. On se présente toutes les cinq minutes, personne ne se souvient de vous. De toute façon, je trouve que quelqu’un qui se présente, c’est toujours sympa, ça met à l’aise et ça ne mange pas de pain. Alors, vaut mieux se présenter deux fois que pas du tout.

Certains services ont une très mauvaise image de l’intérim, c’est à nous de “redorer le blason” de cette catégorie d’IDE. Une mauvaise expérience suffit à nous faire mauvaise réputation. S’il vous plaît, ne faites pas n’importe quoi. Certains se sachant de passage font parfois le strict minimum (des incompétents, on en connaît tous... Mais si Ce collègue qui met les mains sur les hanches avec ses gants stériles, vous voyez ?). Du coup, toi, t’arrives sympa, souriant, tu ne t’es pas encore assis qu’on te jette des regards noirs. Il faut être patient et compréhensif, montrer patte blanche (sans bague, ongles courts, sans vernis et propres, c’est encore mieux).

On est “plus” payé, les collègues ont tendance à ne pas vous le faire oublier, à nous de leur expliquer que la différence est justifiée. Nous ne sommes pas en contrat : si on n’a plus besoin de nous, c’est fini, on part. S’il n’y a pas de mission ? Chômage...

Bon, il y a aussi les équipes qui vous accueillent à bras ouverts, une tasse de café chaude pour vos transmissions vous attendra car, bien souvent, on n’appelle pas un intérimaire si ce n’est pas un peu le chaos (oui, faut aimer bosser parfois dans une ambiance un peu chaotique, genre SAU un soir de Coupe du monde). En effet, les gens sont parfois heureux de vous voir arriver et là, c’est le top.

Retrouvez les précédentes aventures de Tété : 
Petit Padawan deviendra grand, sur la fin de la troisième année d'Ifis, entre impatience et appréhension ;
- Alalalalala(lalalala), où il détaille le comportement de certains formateurs, pas toujours au top ;
- Bienvenue chez les psys, sur son premier stage en psychiatrie ;
- Rite de passage, où il revient sur son premier stage en Ehpad. 

Allez lire le reste des aventures de Tété sur son blog !

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