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11/02/2019

Aides-soignants : la crise des vocations prend une ampleur inquiétante

Encore très demandées il y a quelques années, les formations d’aides-soignants se vident à vue d’œil : le nombre de candidats aux concours aurait chuté de moitié en deux ans ! Comment expliquer une telle désaffection ?

L’emploi à la sortie est garanti, mais rien n’y fait. Partout en France, les instituts de formation d’aides-soignants (Ifas) ont le plus grand mal à recruter. Certains, comme récemment à Alençon (Normandie), sont même contraints de repousser la date de clôture de leur concours, faute de candidats. Une crise des vocations qui commence à prendre des tournures d’accident industriel.

« Nous avons une diminution drastique du nombre de candidats », observe Michel Joubard, président du Geracfas, l’organisation représentative des Ifas. À l’échelle nationale, le nombre de candidats est passé de 105 000 en 2013 à moins de 80 000 en 2017, soit une fonte de 25 %. Le phénomène, qui touche toutes les régions à l’exception de la Corse, semble en train de s’emballer. Selon les sources, de 37 à 50 % des candidats ont disparu ces deux dernières années.

Des candidats de moins en moins motivés

La disparition du BEP sanitaire et social, remplacé en 2011 par le bac professionnel ASSP (accompagnement, soins et services et à la personne), a eu pour effet d’assécher le vivier de candidats en formation initiale. « Avec un bac, ils peuvent très bien entrer en école d’infirmière », explique Alain Ramé, formateur à l’Ifsi-Ifas de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP). Pourquoi s’orienter vers un diplôme de niveau V (BEP-CAP) quand une carrière d’infirmier, mieux payée et reconnue, est possible ?

Alain Ramé note aussi une évolution des mentalités chez les jeunes générations, moins vocationnelles et plus soucieuses des conditions d’exercice. En presque trente ans de carrière, il a aussi vu augmenter la part des candidats en reconversion, financés par Pôle Emploi ou le Fongecif. « C’est une formation courte et parmi les moins chères, indique-t-il. De plus en plus souvent, on se retrouve avec des gens sans motivation et qui n’ont pas les qualifications requises. »

Déficit d’image et de reconnaissance

« La demande était énorme il y a encore quelques années », note Thérèse Palla. La présidente de l’Union française des aides-soignants (Ufas) s’interroge sur l’effet des mobilisations sociales. Les mouvements en Ehpad – notamment les Opalines, d’avril à juillet 2017 – et à l’hôpital public ont porté à la connaissance du grand public ce que les soignants dénoncent depuis des lustres : bas salaires, épuisement, perte de sens…

D’autres facteurs plus profonds sont avancés, tels que le manque d’autonomie et d’identité du métier. « À l’heure actuelle, on fait tout ce que l’infirmière ne peut pas faire », déplore Guillaume Gontard, de la Fédération nationale des associations d’aides-soignants (Fnaas). Il appelle à la reconnaissance du « rôle propre » de l’aide-soignant et au développement de l’expertise, à l’image des assistants de soins en gérontologie.

233 000 emplois à pourvoir en dix ans

Devant cette crise des vocations, les instituts de formation multiplient les opérations « portes ouvertes », sans grand succès. « On réfléchit à une campagne de communication nationale, comme pour les armées, et on souhaiterait que le ministère soit partenaire », indique Michel Joubard. S’il considère que les pouvoirs publics sont « soucieux de cette problématique », il ne voit « pas de mesure concrète [se profiler] dans l’immédiat ».

Et pourtant, le temps presse. Selon le rapport « Les Métiers en 2022 » de France Stratégie, la décennie 2012-2022 nécessitera la création de 233 000 nouveaux postes d’aides-soignants, du fait du vieillissement de la population et des départs en retraite. Autant dire que les ennuis ne font que commencer.

Yvan Pandelé

Quelques chiffres

79 175 : C’est le nombre de candidats reçus aux concours des écoles d’aides-soignants en 2017, contre 105 771 en 2013. (Source : direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) du ministère de la Santé, par communication directe)
37 ou 50 % ? L’observatoire du Geracfas évalue à 37 % la diminution du nombre de candidats entre 2016 et 2018, sur la base d’une enquête à laquelle ont répondu 242 Ifas (sur environ 450). Au sein du ministère, on évoquerait plutôt le chiffre de 50 % de baisse sur la même période.

POUR ALLER PLUS LOIN :

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Les dernières réactions

  • 09/02/2019 à 08:52
    Floflo
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    Aujourd'hui il est temps de se poser les vrais questions. Le référentiel aide soignant doit évoluer leur permettant de travailler dans le respect de celui-ci. Trop de glissements de tâches, d'insécurité.
    De plus, même si ce sont les "yeux de l'infirmière" leur fonction doit être reconnue, valorisée. Le diplôme doit passer niveau 4, le salaire doit suivre.
    Trop d'aide soignant sont en souffrance aujourd'hui dans les services,les EHPAD...on leur demande toujours plus.
    Ce sont des professionnels épuisés, physiquement, moralement. Cette profession doit bénéficier de soutien. Il est grand temps que les pouvoirs publics se penchent sur ce problème grave.
    La population vieillit, nous serons tous contents de pouvoir bénéficier de soins adaptés...alors mobilisons nous afin que cette belle profession évolue!!!
  • 10/02/2019 à 09:28
    marie
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    Je suis aide soignante depuis 35 ans en ehpad,je suis à un an de la retraite avec des douleurs aux epaules et dans le dos, cela se repercute sur ma vie privee bien entendu.Ou iile role d'AS est difficile, le manque de temps, de moyen, des salaires trop bas sont en effet la cause du manque de motivations des jeunes et je les comprends.A quand une revalorisation de ce metier que malgres tout j'adore
  • 10/02/2019 à 09:37
    Pat
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    Aucune valorisation de ce métier c'est peut être les yeux de l'infirmière mais ceux qui sont aux plus proches des patients et des résidents ceux sont les A S
  • 10/02/2019 à 10:07
    Pierre
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    Bonjour ,il.y a le rôle propre à redéfinir et leur laisser leur propre autonomie quitte à rallonger les études car de plus en plus de tâches sont déléguées, et puis surtout qua d les ide sont passées catégorie A les as devaient passer en B ,or il y a eu grosse arnaque ,depuis 2012 les ide ne cessent dette revalorisés, et les as juste une refonte des grilles mais sans rien ,de plus les ide et l ordre ide bloquent, l'autonomie des as ,,,,question.financiere pour le libéral, faut pas se voiler la face ,,,donc pas étonnant que ça n'intéresse plus ,,,il n' y a plys qu'a prendre des ide a la place puisque le travail des as est dans la fo.ction des ide !!!
  • 10/02/2019 à 10:17
    Clem
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    En même temps, je comprend les gens ! Je suis EAS donc je vois ce qui ce passe, déjà je pense que les soins que l'on fait dans les services devrais être légalisé, rien qu'un bande de contention, on est quand même obligé d'attendre l'infirmière. Et les pansements peut important du style le patients c'est c'est fait une erafflure, IDE. Mais n'importe qu'elle personne c'est faire un petit pansement ! Et les dextro ? Même la voisine de chambre du patient en chambre double serais capable de le faire alors que nous avons une formation dans le soins ! Déjà je pense que ce métier attirerais plus de monde si nous AS aurait la base des soins prescrit ! Je suis désolé de dire ça mais quelque part, notre metier ce résume à remplacer l'IDE qui n'a pas le temps de faire du nursing ou qui ne veut pas le faire ! En plus on a très peu de reconnaissances donc je pense que déjà, nous donner la possibilité de faire des soins prescrit, nous appredre comment réglé le temps de diffusion d'un produit lorsque celuu ci est déréglé, pouvoir changer les poche des perf (G5, NACL...) être en capacité de pouvoir faire des actes qui nok seulement, ameliorais les conditions de travaille des IDE, qui rendrais le métier attractif, mais en plus qui lui donnerais une cert
  • 10/02/2019 à 11:44
    Mima
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    Je suis une AS à la retraite depuis 2 ans. Et oui j'ai connu le manque de reconnaissance de la profession, la douleur physique et psychologique surtout les 10 dernières années. J'ai travaillé plus de 30 ans en EHPAD et pour couronner le tout, sachez que la pension des retraités est bien faible si la prime de sujétion n'est pas prise en compte .
    Courage à toutes celles et ceux qui exercent ce travail dit de "vocation", maillon indispensable entre le patient et l'IDE
  • 10/02/2019 à 11:47
    Yayouw
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    J'ai fait un bep sanitaire et sociale et un bac Assp, puis 1 an et demi d'auxiliaire de vie en ehpad. Par la suite j'ai fais mon école d'aide soignante et donc je suis diplômé depuis maintenant bientôt 1 an. Il s'avère que le métier d'aide soignante est en aucun cas reconnu, on ne parle d'aucun rôle propre. Pour ma part je travaille dans une résidence 4 étoiles a ce jour. Tout est dans le paraître. J'ai face à moi des patients très demandeur et exigent en lien avec leurs anciens milieu de vie. (Médecin, général dans l'armée, lieutenant, psychiatre,... toute profession aisée ou bien même des personnes titrés duchesse, etc...) mais j'ai aussi fais une ehpad classique recevant du public de classe moyenne et je constate la même chose. Les infirmières sont que trois pour 128 résidents et nous 14 aides soignantes de 8h a 20h30 tout les jours. Une pause de deux heures le midi à 14h ou de 14h a 16 pour nos binôme ce qui veut dire que nous sommes que 7 aides soignantes pour 128 personnes durant 4 heures. Déjà que lorsque nous sommes au complet nous avons du mal à répondre à tout les besoins des résidents alors durant ces temps de pause c'est impossible. Nous ne sommes pas reconnus pour notre travail je n'ai même pas un an de carrière en temps q
  • 10/02/2019 à 13:24
    Bilou
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    J ai la chance d'être frontalière et de pouvoir travailler en Belgique. Quand je vois le prix que payent les résidents dans les ehpad ou les home en France et le salaire des AS ou des infirmièr(e)s je suis désolée pour eux. Je travaille 20 h/semaine et je gagne +/- 1250 € nets par mois en travaillant 1 we sur 3 et sans faire de nuits !!! Alors cherchez l'erreur Mrs les dirigeants français.
  • 10/02/2019 à 13:32
    Gaouen
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    Pas si étonnant que cela lorsque l'on considère les conditions d'exercice de ce travail auprès des personnes. Prendre soin éthiquement parlant c'est pouvoir réaliser ce dernier dans des conditions correctes soit ne pas devoir penser qu'à peine dit "bonjour" déjà penser à la personne suivante ". C'est aussi se poser la question de bientraitance envers les professionnels
  • 10/02/2019 à 14:14
    Ric66
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    Il est normal que notre métiers soit moins demander les salaires très bas , la reconnaissance du métier et du diplôme . C est un métier physique et qui demande des compétences et un morale d acier car certaine établissement l aide soignant à à ça charge 22 patients avec une ide cela n est pas normal messieurs les politiciens merci de revalorisé notre diplômes .le secteur privée et public sont en manques de diplômesmerci de revaloriser les salaires .
  • 10/02/2019 à 14:49
    Wanou
    alerter
    Franchement quand je lis ca je ne suis pas etonné. Etant aide soignant depuis 4 ans, mais travaillant dans la santé depuis 10ans, je ne peux que constater la dégradation significative des conditions de soins. Dégradation qui est une conséquence directe d'une totale absence de vision d'ensemble quand à la politique publique dont la seule ambition soit de baisser à tout prix les coûts des soins. On peut comprendre vu l'explosion que ces prochains vont connaitre dans les futures années. Vieillissement de la population, chronicité des pathologies, conditions sociales de plus en plus précaires. Ces volonté de diminuer à tout prix le cout des soins a entrainer les hopitaux dans des logiques budgétaires absurdes. On creuse leur déficit sciemment mais on leur impose l'équilibre budgétaire avec les conséquences que l'on sait sur les conditions de soins. Disons le tout de suite : la Santé va droit dans le mur.

    Quand bien même l'on reconnaitrait mieux les fontions de l'aide soignant (ce qu'il serait temps de faire car avec les dépassements de fonction j'ai l'impression de mettre en jeu mon diplome à chaque fois que je prend mon poste), ce n'est pas pour autant que cette reconnaissance serait salariale. Nous rajouter des actes, oui ca peut se f
  • 10/02/2019 à 14:54
    Rubis
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    Je suis une ancienne AS reclassé à cause d'un AT,je travaillais en EHPAD. J'ai exercé ce métier avec amour et vocation: j'adorais mes "p'tits vieux" j'essayais de faire pour eux ce que j'aimerais qu'on fasse pour moi...et part la suite constaté et vivre les mêmes situations que décritent,je me suis souvent demandé comment et dans quelle conditions physiques finir ma carrière d'as. Mon AT et bien c'était un malheur pour un bien !!! Finalement c'est un beau métier et ingrat à la fois : pas le temps pour soigner les patients, faire le sale boulot de l'IDE, aucune reconnaissance, l'administration ce fou du manque de personnel, comment peut on traiter nos anciens comme ça ,ils méritent mieux !
    Rendement, rendement et l'humain dans tout ça ? Pffff ...Je revois souvent mes anciennes collègues et ce qu'elles me relatent ne fait plus envie d'être a.s, elles n'en peuvent plus,c'est de pire en pire !!!
    Je souhaite bon courage à tous qui exercent encore ce métier ....
  • 10/02/2019 à 14:55
    Vero
    alerter
    Je suis aide soignante (j'ai mon secondaire supérieur ) en milieu hospitalier en Belgique 20 lits dans l'unité , avec un salaire de 1950 euro net par mois,15 ans d'ancienneté 6 soir et 1wk/3
    Pour ma part je pense que nous sommes assez bien reconnues dans la fonction (sauf par certaines infi...bref) mais point de vue de l'institution et de la charge de travail nous n'avons pas de quoi se plaindre
  • 10/02/2019 à 15:03
    Nelly
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    Je suis diplomee as depuis 2016, j ai eu plusieurs experiences en ehpad ou aide soignante a domicile je comprend les jeunes cela attire moins... Vue les conditions de travail il y a urgences je conseille la lecture d un livre fait par mathilde basset jeune ide il denonce les mauvaises conditions de travail des ephad le burnout des soignants et la souffrance des patients son titre je rend mon uniforme a lire par tous les soignants bon courage a toutes
  • 10/02/2019 à 18:00
    Vero
    alerter
    Je suis AS diplômée d état depuis 9 ans beaucoup d ehpad en contrat CDD sur CDD durant 5 ans aucune chance d etre embauchée car pas de fond. Apres de nombreuses années de galères de douleurs physiques et psychiques de doutes, des semaines avec 1 repos sec, des horaires délirants. J ai enfin trouvé un CDI dans le privé dans une MAS, travail complètement différent apprendre les diversités du metier qui peut être complètement différent suivant les services (car on ne travaille pas avec des personnes neuro-psy comme avec des personnes âgés).
    De nuit depuis 2 ans avec tous les problèmes que cela engendre .....Un salaire inférieur de 15% à celui d une AS de nuit dans le publique j avoue que je pense régulièrement à changer de métier même si j adore celui que je pratique. Trop de coups, de hurlements et peu de reconnaissance de notre métier.Car la nuit on est souvent seule sur ce genre de services et le dépassement de fonction est fréquent.
    NE SERAIT IL PAS TEMPS DE SE RENDRE COMPTE QUE NOTRE MÉTIER N EST PAS UNE SIMPLE QUESTION DE PROFITS.
  • 10/02/2019 à 18:19
    frenchy
    alerter
    Plus on en sait plus on est dégouté de voir l'ignorance complète
    de ceux qui nous gouvernent et qui eux, se la coulent douce et
    sont beaucoup trop rémunérés pour ce qu'ils font !
  • 10/02/2019 à 21:24
    NAGACHE
    alerter
    Bonsoir,
    Je suis aide soignante depuis plus de 25 ans, j ai travaillé dans plusieurs services (surtout en EHPAD) Durant toutes ses années passé auprès des malades, et des personnes âgées, j' ai pu constater, la dégradation, des conditions de travail du personnel soignant. (surtout celui des AS) Ont nous en demande toujours plus avec moins.
    Je travaille de nuit depuis plus de 15 ans, dans le même établissement. J'ai choisi ce mode de roulement car cela est plus "facile" pour ma vie de famille (j' ai pu aller chercher mes enfants à l'école tout les jours) Seul hic c' est que la vie social en prend un coup! Le fait de travailler de nuit n' est pas plus facile, nous sommes deux as pour 80 résidents pour la plupart avec des pathologies multiples "démences vasculaires, maladies neurodégénératives etc .... Nous devons réguler les crises des uns et des autres gèrer les déambulations etc, gérer les urgences, faire des "dextro, surveillances des perf Nacl,distributions des TTT faire les premiers soins dans l' attente de l' arrivée du medecin, ou SAMU, Et tout ça pour 1,20 € brut de l heure en prime de nuit. Deux dimanches par mois travaillés 54, 00 € par dimanche. Franchement je trouve que les conditions de travail de notre profession s'e st
  • 10/02/2019 à 21:32
    NAGACHE
    alerter
    Lire condition de travail se sont dégradés au fils des ans, car les personnes restent le plus longtemps à domicile, elle arrivent dans les EHPAD lorsque le maintien à domicile n'e st plus possible.
    Seul 'hic', c' est que beaucoup d' établissement ne sont pas encore adapté, à l' arrivée des ces personnes, ( manque de personnel, surtout des AS,) Les résidents sont pour la plupart du temps seul, les repas sont prit dans l' urgence. A quand un EHPAD un soignant pour un ou deux résident? Ce que je souhaite c'est que nos politiques de la santé se rendent compte du mal être des personnels soignant en EHPAD, je ne suis pas étonnée qu'il y ait autant de défections d' élèves en école.
  • 10/02/2019 à 22:21
    DS53
    alerter
    Métier à tort mal considéré alors que l’aide-soignant est un professionnel du prendre-soin dans sa globalité. C’est l’aide-soignant qui sert de béquille ou relève la personne en situation de soin. L’aide-soignant est un réel médiateur des soins .
    Aujourd’hui, de plus en plus de responsabilités lui incombent suite aux délégations de tâches. ( le médecin délègue à l’infirmièr qui délègue à l’aide-soignant qui délègue à l’agent de service hospitalier.) ... seulement la grille du référentiel ne change pas....!
    Les conditions de travail sont déplorables car la politique de l’auto remplacement dont fait force la hiérarchie des ressources humaines ( hommes de chiffres) n’épargne personne ... les heures de surcharge de travail pleuvent et dépassent l’entendement. Nous parlons bien souvent des "malades", de bien traitance, de bienveillance alors même que les soignants sont malmenés ! Ne nous étonnons plus que nos jeunes semblent moins motivés pour travailler dans ce domaine car pourquoi vouloir parler d’engagement humain dans un métier si peu reconnu et gratifiant...
    Les élèves peuvent manquer de motivation, je ne leur en veux pas car les soignants eux même n’ont plus l’envie de transmettre du leurre à ces jeunes ... ils sont usés et rési
  • 11/02/2019 à 13:06
    nagache
    alerter
    J'espère que Mme Buzin, va se rendre compte de cette perte de professionnel de santé, et ce très vite car il y a du soucis à ce faire.
    La population Française vieilli, et les plus de 60 ans seront beaucoup plus nombreux dans les années futures. Il faut absolument que nos politiques fassent une réévaluation de la profession AS, sinon cela va être une catastrophe
  • 11/02/2019 à 13:16
    Sandy
    alerter
    Ash depuis 14an pourquoi on oublie souvent d'en parler des Ash qui font le même travail même souvent plus bcp de glissement de tâche ..alimentation repas ,médicaments, accompagnement WC aide au tourné dans compte tout les jour et weekend passé au service au détriment de la vie de famille nous aussi on souffre de ce manque de reconnaissance et personnes en parle jamais et pourtant je perd pas l idée q un jour j accéderai au statut as
  • 11/02/2019 à 17:52
    tine.c
    alerter
    AS en EHPAD 30 ans de métier , il faut se poser les bonnes questions , aucunes reconnaissance humaines de la part des hiérarchies j'explique boy de l'IDE, les cadres en demandent toujours + et la direction ne parle que de budget. sur le terrains les prises en soins sont chronométrés, visage mains fesses, le dialogue avec la PA inexistant faute de temps a consacrés a ce soins. l'AS est devenues multi-taches, qui au fil du temps, ont glissés autant sur l' IDE, l'ASH voir les services lingerie, cuisine et gestion de commandes. Quand au salaire de bases pas de réel revalorisation, le métier est reconnu par une petite prime de misère, avec des primes de dimanche ou de nuit qui augmentent un peu le salaire, mais elles ne seront pas prise en compte pour la retraite.
    voila certainement pourquoi les jeunes fuient ce métier
  • 11/02/2019 à 20:21
    didi
    alerter
    c est normal plus de motivation 10 ans que j écume les EHPAD comme aide soignante en contractuelle je voudrai être stable pour pouvoir construire me vie j'envisage peut-être de tout arrêter
  • 13/02/2019 à 19:00
    Soso
    alerter
    Oui le métiet as est peu valorisé, tout comme celui de l'ide qui grâce à la catégorie A gagne 30 euros par an et perd le bénéfice de la pénibilité. Tous ces métiers sont mal reconnus (une ide fait bac+3 et gagne 150e de plus qu'1 as au démarrage). Les tâches administratives et autres retombent autant sur les ide que as. Certains parlent d'actes sur prescription pour les as : attention il ne s'agit pas seulement de changer 1 poche de perf ou faire 1 dextro, l'interprétation, la compréhension et les actions sont attendus.

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