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18/05/2017

SALON INFIRMIER

Dilemme éthique ? La solution est dans l’interpro

Une enquête a été menée auprès des professionnels libéraux par un groupe de travail de l’Espace de réflexion éthique Midi-Pyrénées (Eremip). Objectif : relever les problématiques éthiques rencontrées lors des prises en charge des patients à domicile. Marie-Claude Daydé, infirmière libérale et membre du groupe du travail, en a présenté les résultats au Salon Infirmier.

« Les professionnels du domicile n’étant jamais sollicités dès lors qu’il est question d’éthique, nous avons été nombreux à démarcher l’Espace de réflexion éthique Midi-Pyrénées (Eremip) afin de demander la création d’un groupe de travail dédié », explique Marie-Claude Daydé. Suite à sa mise en place en 2014, le groupe interprofessionnel – composé d’infirmiers, de médecins, d’assistantes de service social et de psychologues – a décidé de mener une enquête sur les questions éthiques qui se posent lors de la prise en charge à domicile.

Réalisé au cours du premier trimestre 2015, le travail d’enquête s’est appuyé sur un questionnaire élaboré profession par profession auprès des infirmiers, des psychologues libéraux et des associations d’aide à domicile (1). Côté infirmier, le questionnaire a été adressé aux libéraux de la région Midi-Pyrénées via l’Ordre infirmier. « 50 % des répondants ont affirmé avoir déjà été confrontés à un dilemme éthique », rapporte Marie-Claude Daydé. Parmi eux, 42 % ont rencontré 1 à 5 problématiques éthiques sur l’année. Cela concerne des sujets touchant notamment à la confidentialité, à l’intimité ou au secret (41 % des 187 répondants à cette question). C’est le cas aussi pour la fin de vie (41 % ont des questionnements fréquents) et la fragilité et les personnes vulnérables (46 % fréquemment).

Quel recours ?

Confrontés à ces problématiques, les infirmiers libéraux se tournent vers les réseaux de santé, leurs collègues ou un médecin, pour obtenir une réponse à leur questionnement. Sur les 394 répondants à l'enquête, 59,89 % souhaiteraient avoir un interlocuteur dédié qu’ils pourraient contacter par e-mail (65 %). « Il y a une vraie nécessité de communiquer sur ces questions, analyse Marie-Claude Daydé. Mais dans la réalité, chacun s’arrange pour trouver la réponse. » Dans cette démarche éthique où, face à une problématique, le professionnel de santé essaie de trouver la moins mauvaise réponse, « il faut essayer d’y réfléchir dans l’interdisciplinarité », conseille-t-elle.

Laure Martin

1. L’enquête a recueilli 394 réponses dont 88.32 % par des femmes, sur 6 départements (Gers, Tarn, Lot, Tarn et Garonne, Aveyron et Haute-Garonne). La répartition entre le milieu rural, urbain et semi-rural a été équilibrée.

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